Cachotteries
Fiston se lève à 5h le matin. Depuis pas mal longtemps. Nous avons coupé la sieste de l’après-midi durant la dernière année avec l’espoir qu’il se lèverait au moins à 6h, mais ça n’a rien changé. Même avec notre horaire d’été plus lousse sur l’heure du dodo, il se levait quand même à 5h. La seule exception à cet horaire survient… quand il dort chez ses grands-parents, bien sûr!
Belle Beauté et moi, nous nous levons en même temps, vers 6h-6h30. C’est le refrain du matin: «Maman, on s’est encore levées en même temps!»
Ce matin, nous descendons. Pas de Fiston. Je l’appelle. Pas de réponse. Il dort encore. Ah bin coudonc! Je prépare les lunchs, part le café et offre à déjeuner à Belle Beauté. Ce matin, c’est garderie et service de garde pour les enfants. J’ai réservé 2 jours cette semaine avant la rentrée officielle de lundi afin que tout le monde se réhabitue un peu à se lever et s’habiller le matin, moi inclus!
7h: toujours pas de Fiston. C’est la deuxième fois cette semaine qu’il tarde à se réveiller. L’Homme-Tuque se lève et constate l’absence de son fils.
L’Homme-Tuque — Est-ce que je t’avais déjà dit que, quand j’étais jeune, j’étais super matinal, sauf les jours d’école?
Joa — Heu, non, jamais.
L’Homme-Tuque — Bin, j’te le dis là.
Joa — Je vois. Quel jour on était l’autre matin où Fiston s’est levé tard comme ça?
L’Homme-Tuque — Mardi, je pense…
Joa — … jour de service de garde!
L’Homme-Tuque — DOH!
Bonne rentrée!
La chair de ma chair, Mon mec à moi | Commentaires (5)Nom de domaine et autres naïvetés
Je n’ai jamais aimé l’expression «première maison». Elle a commencé à me hérisser dès les premières démarches d’achat de notre propriété. Une première maison laisse entendre qu’il y en aura d’autres…! Or, comme pour mon premier amour, je m’imaginais qu’entre ma première maison et moi, ce serait pour la vie. Terminés les déménagements, cette fois-ci nous aurions amplement le temps de voir la déco passer de mode.
Comme pour mon premier amour, j’avais tord. Une deuxième maison il y aura.
Nous quitterons la 9ième. Nous avons décidé de vendre notre cottage et d’aller vivre à la campagne. C’était notre rêve au départ. Nous cherchons encore ce qui nous en a éloigné.
Mais, oh là. Oups! Notre nom de domaine!
En emménageant ici, notre rue nous a inspiré le choix de ce domaine. Puis le nom du présent blogue. J’ai vraiment cru au grand amour entre ma première maison et moi pour choisir un tel titre! Ne dit-on pas que la passion dure trois ans?
Je déménage donc, au réel comme au virtuel, et devrai redécorer, au réel comme au virtuel également! Ces changements stimuleront sans doute mon envie d’écrire et de bons sujets de billets maternité/ruralité s’annoncent, dans le plaisir et l’auto-dérision. Comme ici. Mais avec moins de bruit de tondeuse et une odeur de fumier de temps en temps.
Il y aura une place pour vous dans mes boîtes, si vous avez envie d’une poff de campagne. D’autres infos suivront le moment venu.
Et j’ouvre les commentaires à vos suggestions pour le titre de mon prochain blogue. Joa, mère et propriétaire résumerait bien mes sujets préférés, mais serait un peu long comme .com… Qu’en dites-vous?
La maison chez nous, Les cordes à linge | Commentaires (6)4 x 2 = la formule de nos vacances
L’Homme-Tuque m’a déboussolée quand il m’a annoncé qu’il partait camper avec les enfants pendant deux jours. Seul. Seul comme dans: pas avec toi.
«Ça va te faire des vacances! Profites-en pour te reposer! Loue quelque chose, va dans un spa.»
Des vacances? Me reposer? Aller quelque part? Où? Pour faire quoi? Toute seule? J’étais complètement terrifiée. J’ai dit non. J’ai dit peut-être. J’ai dit deux jours c’est trop long. J’ai dit j’ai aucune espèce d’idée de ce que j’ai envie de faire!!
Si je n’ai pas besoin d’être mère, qu’est-ce que j’aimerais faire?
Si rester à la maison est hors de question, où aller?
Des vacances, des vacances… Des vacances en famille, c’est facile à organiser, les activités familiales ne manquent pas et les jeunes enfants s’amusent facilement. Des vacances en couple aussi c’est facile, ça prend un resto, du vin et un lit, la destination n’est pas importante. Mais des vacances pour moi? Juste à moi?
Pour organiser des travaux autour de la maison, des fêtes de famille, bref, du «collectif», je planifie, j’ai des idées. Mais prendre rendez-vous avec moi-même? Aller voir ailleurs ce qui se passe en dedans? Avoir du temps devant moi et en profiter égoïstement, j’ai perdu l’habitude. Tellement pas l’habitude que j’ai eu peur.
J’ai eu peur de m’ennuyer. 48 heures à meubler avec seulement la petite voix dans ma tête… Et si j’étais plate?
J’ai eu peur de m’emmerder. 48 heures sans personne qui demande un jus ou une collation. Et si, devenir inutile, je ne trouvais pas ça agréable?
J’ai eu aussi peur de trop aimer ça. 48 heures c’est court dans une année quand on y pense. Et si je devenais accro à moi-même? Et que ces vacances devenaient une tradition. Un besoin. L’idée n’est pas si mauvaise après tout.
Pour revenir au titre de ce billet, la formule de nos vacances est la suivante: 2 jours à moi, 2 jours à lui, 2 jours tous les 4 et 2 jours en amoureux. À répéter, plusieurs fois dans l’année. En faire une tradition. Un besoin.
Pour mes 2 jours, j’ai finalement choisi une auberge, une montagne et un spa. Et c’était pas si effrayant que ça. C’était même assez chouette, de passer du temps avec moi.
Good feeling, Mon mec à moi | Commentaires (5)Ce qui arrose le potager chez nous

Est-ce un cône orange de travaux publics?

Est-ce un gicleur fluorescent nouveau genre?

Mais non… c’est une fusée!
Déniché il y a 3-4 ans, c’est LE jouet d’eau chez nous. Notre glissade d’eau aux boyaux gigotants est aussi pas mal non plus, mais pas aussi utile!
La chair de ma chair, La maison chez nous | Commentaires (3)L’amitié des uns fait l’intimité des autres
Comme pour chaque étape de l’aménagement de notre cour, j’ai beaucoup yieuté chez les gens, réfléchi, posé des questions, dessiné… Pour dissimuler ma cour des regards des voisins, le processus s’est étendu sur 3 ans… puis s’est décidé en 48 heures.
Clôture de bois? De broche? De PVC?
Haie de cèdres? De feuillus? Taillée? Libre?
J’ai longtemps tergiversé entre la clôture de bois et la haie de feuillus. Puis, de nouveaux voisins ont emménagés à côté, et Fiston est devenu ami avec leur fils du même âge.
Ami. Comme. Dans. MEILLEUR. Ami.
Au début, je trouvais cela très cute entendre Fiston parler de son meilleur ami. C’était avant de réaliser que les amitiés à 5 ans sont très… fusionnelles.
Se sont ensuite enchaînés: ma fin de session, mon cours d’été à l’eau, ma recherche d’emploi infructueuse et le constat mi-décevant, mi-enthousiasmant que je passerais l’été dans la cours avec les enfants. Avec mes enfants dis-je bien…? C’était avant que ma voisine décide… d’ouvrir une garderie!
Après 48 heures de cohabitation entre mon quotidien + les meilleurs amis + la garderie…
Joa — Chéri, tsé notre beau retour d’impôt là… comme il est en grande partie attribuable au fait que je suis une pauvre étudiante qui s’endette dans le but d’améliorer son avenir professionnel, je me disais que j’étais en droit de proposer une dépense.
L’Homme-Tuque — De quel genre?
Joa — Je veux une haie. Pis fuck les feuillus, je veux des cèdres. C’est vert tout le temps, des cèdres. Des gros cèdres bin épais. Pis tout le tour du terrain. Je me suis informée, et ce serait mieux de les planter avant la Saint-Jean-Baptiste alors, je te propose la fin de semaine du 5 et du 6 juin.
L’Homme-Tuque — C’est quand ça?
Joa — La semaine prochaine.
L’Homme-Tuque — iiiiiiii t’es pressée!

Être pressée, c’est dans mes habitudes, je veux tout, tout de suite. Mais être décidée aussi rapidement, c’est moins fréquent. Je suis plutôt tataouineuse à mes heures. Je tataouinais depuis 3 ans sur mes haies, mais il ne suffit que 48 heures de cette cohabitation imposée pour prendre ma décision.
À suivre dans le prochain épisode: les proprios sur la 9ième plantent une haie all by themselves. Parce qu’à la dernière minute comme ça, à peu près personne n’est libre pour nous aider!
À moi jardinage en top de bikini… quelque part comme dans 3 ans!
La maison chez nous | Commentaires (3)L’entrée à la maternelle
Comme je suis toujours à la fine pointe de la pertinence, mardi, jour de visite de la maternelle pour Fiston, je me suis demandée si l’allais vieillir.

À défaut d’avoir ma taille, j’ai encore ma couleur de jeune fille. Pas un cheveu blanc, ni avant, ni après la visite!
Avant d’entrer à l’école, j’ai jeté un oeil aux alentours. Oh! Il y a, devant l’école du quartier, un immeuble où habitent des personnes âgées… Il me fallait entrer discrètement sans être vue. Je voulais éviter le classique «coup de vieux»!
La chair de ma chair, Pas sérieux/N'importe quoi | Commentaires (3)