Père Noël, merci, bonsoir!
Mercredi, journée de grand magasinage. La tribu s’est rendue au centre d’achats. J’avais fini par me décider à emmener Fiston voir le Père Noël. Ce sera cette année son 3e Noël, mais sa première rencontre avec le vieil homme. C’est que Joa ça y tentait pas les autres années de passer 1h-1h30 dans une file bourrée d’enfants pour, peut-être, courir le risque de provoquer une crise de larmes chez Fiston. Alors, en bonne mère égocentrique que je suis, j’ai snobé le bonhomme poilu 2 années de suite et ce, sans aucun remords.
Or, cette année, Fiston ayant maintenant conscience des lumières, sapins et autres bonhommes soufflés autour de lui, je vivais un grand déchirement intérieur. Par 3 fois, j’ai passé mon chemin devant le village décoré du Père Noël… mais surtout, surtout devant la masse de parents tenant la marmaille dans leurs bras dans une file de 2-3 km à travers le mail, certains prévoyant même faire porter leur nourrisson de 10 jours par le célèbre personnage (même les prêtres n’ont plus se plaisir).
Pitié!!! Pouvez-vous me dire qui a inventé ça, les Pères Noël de centres d’achats?! L’Homme-Tuque et moi n’avions aucune envie de traîner Fiston faire la connaissance du vieux monsieur. Puis… avec le recul… je me suis dit que bon… je devrais peut-être faire un effort… et faire la file… moi aussi… avec Fiston… qui rouspète… pendant des heures… pour prendre une photo à 5$… avec le bonhomme poilu… Et j’y suis allée. Mais j’étais organisée!! Nous avions mangé. Avions été à la salle de bain. L’Homme-Tuque nous accompagnait (on est jamais trop de 2 dans les moments difficiles). Nous avions bien choisi le jour, l’heure, l’alignement des astres pour le grand moment. Et tout fût parfait. On a scoré en 30 minutes, merci, bonsoir! L’Homme-Tuque faisait la file. Je faisais le tour du village avec Fiston. Fiston s’excitait devant les sapins, manèges, jouets et autres bidules de saison. Ensuite, je faisais la file. L’Homme-Tuque faisait le tour du village avec Fiston.
Puis, le tour de Fiston arriva. Il s’avança vers le vieil homme en rouge. Le salua. L’homme lui tendit les bras. Fiston plein d’assurance, tendit les bras à son tour et se laissa asseoir sur les immenses genoux du bonhomme poilu. Et comme s’ils se connaissaient depuis toujours, ils ont jasé ensemble quelques minutes, sans s’occuper de nous. Fiston lui dit qu’il avait été sage *tousse* et qu’il voulait un chandail de Diego. En cadeau, un petit manchot en peluche et une canne de Noël, une photo souvenir, un câlin, un merci et un aurevoir. Quand nous sommes repartis, j’étais toute émue et fière de voir mon bébé, dis-je, mon petit homme, si calme et en confiance avec un étranger poilu et habillé en velour rouge qui habite un milieu de centre d’achats.
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