Bozzo le réparateur

15 janvier 2007

Alors que je vis dans le fantasme de ma vie future dans mon immmmmmmense maison (tout ce qui est plus grand qu’un 5 1/2 est immense) mais quand même un peu sur les nerfs en pensant à ma future vie avec 2 enfants, il arrive un événement qui franchement scrappe ma fin de semaine: un électroménager qui brise. Non, pitié!

Naturellement, de la nature de l’appareil va dépendre le degré de tragédie. Le réfrigérateur est le niveau 1 de la tragédie. Vécu en 2004 à quelques jours de la naissance de Fiston. Le niveau 2 de la tragédie est la cuisinière. Vécue à l’été 2005. Sans cuisinière, faire manger sa tribu devient un vrai casse-tête. Surtout que dans mon village, la seule restauration disponible est la poutine et le club sandwich. La laveuse est le niveau 3 de la tragédie. Vécue en 2004, encore pendant que j’attendais Fiston. Sans laveuse, point d’échappatoire, c’est à la buanderie qu’il faut aller. Vous avez déjà essayé de faire votre lessive dans le bain à une époque de grande pauvreté et franchement, plus jamais. Le niveau 4 de la tragédie est la sécheuse. Aujourd’hui, j’en suis là. Il fallait s’y attendre, c’était son tour. Si je vivais déjà dans ma maison ce n’est pas la place qui manquerait pour faire sécher mes effets. Mais dans un 5 1/2 qui déborde de jouets, où vivent et travaillent 2 adultes + 1 enfant, 2 brassées mouillées et une immense pile de vêtements sales, c’est encombrant.

C’est dimanche, jamais je ne vais trouver de réparateur. Quoique, je ne suis même pas certaine d’en trouver un lundi because l’histoire de ma cuisinière.

Histoire de la cuisinière
Été 2005, la cuisinière ne fonctionne plus. Les ronds vont bien, mais le tableau numérique du four affiche n’importe quoi et le four reste froid. Pages jaunes. Vous téléphonez à des réparateurs des villages environnants. Personne ne répond, vous laissez des messages. Vous téléphonez à des réparateurs en ville. Ils se déplacent, mais facturent un supplément. Vous rappelez les réparateurs des alentours. Quelques jours plus tard, un seul retourne votre appel. Il ne viendra pas voir votre cuisinière, mais vous suggère d’appuyer pendant 10 secondes sur Cancel, de débrancher le four 5 minutes puis de le rebrancher. N’importe quoi. Mais vous le faites quand même… sans résultat. Vous le rappelez. Il vous sugguère une autre procédure vaudou (un sacrifice avec ça Monsieur?) Vous insistez. Il finit par accepter de venir voir votre cuisinière seulement parce qu’il vient dans le coin le lendemain (en gros, il vous fait une faveur!!!).

Bozo le réparateur est chez vous. Il prend un tournevis, enlève une pièce sur votre cuisinière, vous donne le nom d’un vendeur de pièces neuves, vous demande 50$ sans vous faire de facture et s’en va. Vous allez chez le vendeur de pièces. Le vendeur prend votre machin et pitonne son ordi. Verdict : la pièce coûte 250$ plus les taxes. Vous repartez avec votre vieille pièce, vous faites un détour au magasin et achetez une cuisinière neuve pour 400$. Livraison dans 2 jours, ils reprennent même votre four de malheur pour rien. Bon débarras.


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