Le printemps
Hier, ce fût le printemps l’espace d’une journée. Une belle journée. Une si belle journée. Le genre journée qui me guérit de l’hiver. Une journée si chaude et ensoleillée que toutes les petites parcelles de noir et de froid cachées à l’intérieur ont fondues, ont disparues. Sourire se faisait sans effort, rire encore plus, sortir dehors avec ma tribu était le seul objectif essentiel de ma journée. Hier, quoique nous étions toujours en février, ce fût le printemps l’espace d’une journée et j’étais heureuse. Chaque année, c’est un peu comme une naissance, un miracle. Je suis sortie la tête et les mains nues. Il y avait une petite brise toute fraîche. Ces sensations légères et douces… sont comme la redécouverte de son corps après une naissance, c’est nouveau à chaque fois et chaque fois, c’est l’extase.
Good feeling | Commentaires (0)L’Homme-Tuque et l’humour
C’est l’heure du lunch dans le 5 1/2 de la tribu. Je regarde le générique sur pause des Invincibles avec un bol de réchauffé dans les mains.
Moi – Grouille!
L’Homme-Tuque – Attends, je ne trouve pas les tortillas dans le frigo.
Moi, la bouche pleine – Font dans le figo.
L’Homme-Tuque – Je les trouve pas.
Je roule des yeux vers le ciel, dépose mon bol, me dirige vers la cuisine et ouvre le frigo. Je trouve les tortillas en 4 secondes et les donne à L’Homme-Tuque.
Moi – Je me demande quel genre d’yeux ils vous ont installé, vous trouvez jamais rien dans le frigo.
L’Homme-Tuque – C’est pas une question de sorte d’yeux, c’est juste que le frigo, c’est un appareil qui a été inventé pour vous comme la laveuse et la sécheuse.
Moi, yeux qui roulent vers le ciel – Ah, d’accord. Je comprends maintenant.
Malgré tout
Malgré que je ne ferais que dormir et que je dorme si mal. Malgré que la poste ne nous apporte que des comptes et pas de chèques. Malgré que ma vie après mon congé de maternité me terrifie. Malgré que chaque membre de la tribu semble avoir besoin de vacances. Malgré cela, il y a des choses excitantes dans l’air. Les travaux ont reprit dans la maison. Je serai matante dans 1 mois. L’Homme-Tuque et moi partons en fin de semaine d’amoureux. La tribu partira en voyage l’an prochain.
Baby Boom, Good feeling, L'Homme-Tuque, Sortez-moi de moi | Commentaires (0)To do list
L’épaisseur de la pile de papier sur mon bureau est directement proportionnelle à ma bonne humeur. Renouvellement d’assurance autos à poster, factures à payer, contrat de garantie pour maison neuve à signer, NIP de carte de crédit à activer, chèques à déposer, devoirs d’anglais à faire, mémo de la garderie à ranger. Sur ma To do list, en plus, il y a le rendez-vous chez la coiffeuse pour l’Homme-Tuque et Fiston à prendre, le rendez-vous pour l’échographie à prendre, le plan de mon exposé oral à terminer, le four à nettoyer, le proprio à avertir que nous ne renouvellons pas cette année, une assurance maison à magasiner, un déménageur à trouver, un fin de semaine d’amoureux à planifier, de la lessive à faire, encore et toujours, un bouillon de poulet à préparer, un notaire à apeller, un back up d’ordinateur à faire suivi d’un bon formatage, des nouvelles du bedon à donner à la famille, des photos à choisir et faire imprimer, un album photo à compléter, une douche à prendre, des tas de gens à rappeler, les impôts qui s’en viennent et par dessus le marché, nous sommes en élection.
Il paraît que c’est libérateur de faire des listes. Moi, c’est drôle, tout ce que ça me fait c’est soupirer.
Sortez-moi de moi | Commentaires (0)Freddy Kruger, laveur de vitres
C’est rare que l’on se lève un matin en se disant «Aujourd’hui, il va m’arriver quelque chose qui pourrait me tuer». Ces affaires là ont tendance à nous surprendre, allez savoir pourquoi.
Hier, j’étais dans ma voiture en direction du Cégep pour assister à un cours d’anglais et je ne m’imaginais pas que j’aurais pu avoir a very good reason pour être absente, du genre en béton. Je venais de laisser Fiston chez sa gardienne, comme d’habitude. Je m’engageais sur le pont pour atteindre l’autre rive, comme d’habitude. Il est 7h et quelques, c’est l’heure de pointe, il y a vraiment beaucoup de voitures. La chaussée est glissante et aussi assez salissante. À mi-chemin du pont, mon par-brise est complètement salopé par ceux qui sont devant et je dois me rendre à l’évidence qu’il est temps de le nettoyer. Je ramène à fond le petit levier qui actionne les essuis-glaces. *Zouuuuuuuu. Slock. Slock. Slock. OUPS!* L’essuis-glace du côté conducteur s’est envolé. Parti. Disparu. Volatilisé. Tout ce qui se passe dans ma vitre c’est *Sckriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitch. Sckriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitch. Sckriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitch.* Paniquée, je cherche le levier afin de faire cesser ce bruit insuportable, comme si Freddy Kruger lavait mes vitres. Levier en position arrêt, 2-3 coups de griffres supplémentaires et enfin, le silence.
J’examine la situation: je roule 100 km/heure dans la voie rapide, il y a des voitures partout, surtout en avant qui salissent à chaque seconde davantage mon pare-brise, je suis sur un pont donc je ne peux pas m’arrêter. Premièrement, ralentir et changer de voie. Bon. Encore plus de gens devant, mon pare-brise s’assombrit de plus en plus. Shit. En adoptant une position semi-assise j’arrive à atteindre un coin de pare-brise plus clair ce qui me permet de voir un peu. Bon. J’atteinds la première sortie. Je me sens mieux. Je suis à un feu. Youpi, j’ai une voie protégée pour tourner. Garage, garage, garage… GARAGE! Je n’ai jamais été si heureuse de voir une feuille d’érable rouge. Je nettois à toute vitesse mon pare-brise (i’m late!) et je place l’essuis-glace restant du côté conducteur. En cas d’urgence je pourrai laver ma vitre. Je roule doucement vers le Cégep. Ma voiture se dandine le derrière à tous les coins de rue. Je suis en retard, mais je conduis prudemment. Faire un accident après avoir échappée au pare-brise sale, ce serait vraiment con. Et je formule un excuse for my teacher dans ma tête.
(Mes)aventures | Commentaires (0)Cadeau de Saint-Valentin
Alors que je m’étais levée en retard parce que j’avais passé une moitié de ma nuit à stresser sur ma dissertation de Philo et une autre moitié à essayer de comprendre quelque chose à l’intentionalité de Searle, et que je courrais partout comme une folle pour faire mon sac (souliers de course, cadenas, étui, porte-feuille, clés, antisudorifique, cartable,… Merde comme vais-je passer l’avant-midi sans manger? Est-ce que j’ai assez de sous pour un café?) creuvée, pas coiffée, pas douchée et affamée, sur le pas de la porte, juste avant de dire «Aurevoir», Doux m’est arrivé avec deux gauffres aux bleuets dans une petite pochette facile à manger fabriquée dans du papier parchemin. «J’ai mit un peu de beurre dessus. Bonne journée!» qu’il me dit.
Good feeling, L'Homme-Tuque | Commentaires (0)Procrastination
N’importe quoi pour ne pas faire ce que j’évite de faire depuis le début de la journée: préparer ma dissertation de Philo sur la question «L’esprit est-il immortel?». Pfouah! Riez. Je suis une looseuse finie. Je vais couler.
Sortez-moi de moi | Commentaires (0)


