Partager ses angoisses

27 juillet 2007

Voici une des raisons pour laquelle avoir une fille m’angoisse.

Se sentir entourée

25 juillet 2007

Des fois, alors que j’aurais vraiment besoin de compréhension et de support, je me ramasse plutôt des répliques poches, des phrases creuses qui me donnent envie de hurler et de lancer de la vaisselle. Des exemples?

Alors que cela fait 2 mois que je vis chaque jour à travers les boîtes de cartons parce que je n’ai ni le temps, ni l’énergie, ni le rangement nécessaire pour les défaire, si vous entrez chez nous et que vous dites: «Wow! Vous êtes bien installés.» j’ai envie de hurler.

Alors que je cherche du temps et de l’énergie pour laver la douche ou aller faire l’épicerie et que je fais des cauchemars parce que la mauvaise herbe envahie mon terrain et que je n’ai AUCUNE IDÉE de quand j’aurai l’occasion de débroussailler, si vous jetez un coup d’oeil dehors et dites: «D’ici à l’automne, il va être bin beau ton gazon.» j’ai envie de lancer de la vaisselle.

Alors que je nage dans l’urine depuis des semaines, que je fais une brassée de bobettes et de torchons tous les 2 jours, que j’éclate en sanglots chaque fois que je découvre encore un rond humide sur mon sofa, si vous me dites: «C’est juste une étape, ça va passer.» j’ai vraiment envie de vous crever les yeux.

Alors que je me bagarre avec Fiston tous les jours parce qu’il n’écoute jamais mes consignes, que cela m’épuise et me rend agressive, que sa phase du «Pourquoi?» est en train de me rendre folle, que les quotidienneries comme faire la lessive ou préparer les repas représentent des tâches parfois insurmontables, alors que je trouve que je suis une ménagère nulle et une mère encore plus nulle au point où je regrette parfois d’avoir eu envie d’un 2e bébé, si vous me demandez: «La chambre de la petite es-tu prête?» ou «As-tu hâte d’accoucher?» j’ai terriblement envie de vous éclater la cervelle.

Et si, par dessus le marché, vous me demandez: «As-tu eu chaud telle journée? Et telle autre journée? Tu es chanceuse, il ne fait pas trop chaud. Tu as bien fait de ne pas venir, il faisait chaud.» que vous m’ouvrez la porte de l’auto comme si j’étais infirme ou que vous me dites de rester assise lorsque vient le temps de vous dire aurevoir comme si je n’arrivais même pas à me tenir debout, mais que jamais ne vous vient à l’esprit de m’offrir de garder Fiston pour me permettre de me reposer ou de prendre quelques minutes pour me demander comment je vais au lieu de me parler de vos problèmes d’argent ou de la séparation d’Untel, alors là, je suis tellement à terre que je ne ressens plus rien.

Et quand tout cela se produit en un concentré de 5 jours, je me console en me disant: «Fais-toi en pas ma vieille, ça va passer.» C’est tellement réconfortant!

Semaine #33

23 juillet 2007

Ça va trop vite. Le temps me file entre les doigts. Je n’arrive pas à saisir les instants, à retenir les moments doux avec ma Cocotte. Tout tourbillonne et va trop vite. Les journées sont trop courtes, trop chargées. Les événements sont drainants et stressants. Je voudrais qu’on me berce.

Je ne suis plus une mère, je fais la discipline. Je ne suis plus moi, j’éclate en sanglots devant mon frigo sale, ma lessive à plier.

Je voudrais qu’on arrête de me poser des questions. Non, la chambre de la petite n’est pas prête. Je ne sais pas si j’ai assez de pyjamas. Non, je n’ai pas choisi de nom. Je ne sais pas ce que j’ai envie de manger, d’ailleurs je m’en fou.

Je suis jalouse

19 juillet 2007

Ma voisine habite sa maison depuis moins de 3 semaines et a déjà des cadres sur les murs. Et alors? Je n’ai même pas encore de porte-serviettes dans la salle de bain!

Juste un peu, pour me faire plaisir

19 juillet 2007

Moi – Chaton, regarde ta soeur bouge. Veux-tu toucher?

Fiston – Non, parce que moi je veux regarder Toupie et Binou.

Moi – Ouan, c’est sur que ça accote pas ça…

Une bonne et une mauvaise

17 juillet 2007

Fort agréable rencontre pré-natale aujourd’hui avec ma sage-femme de retour de vacances. J’ai à peine pleurniché 10 minutes, ce qui est une amélioration sur la dernière fois. Et avec l’arrosage de la pelouse, la pluie des dernières semaines, l’entraînement au petit pot qui produit 9 brassées de lavage par semaine, je remercie le ciel de m’avoir gardé au sec cette fois-ci.

Fort agréable rencontre pré-natale, dis-je, où il a été davantage question du plus vieux, de discipline et de couple, mais ça fait partie de la game de la famille, ça se mélange toute de toute manière. Ça m’a vraiment fait du bien, je n’avais pas eu une si agréable conversation depuis longtemps. Je flottais sur un nuage, donc, nous venions d’examiner Cocotte, belle croissance, tête en bas, bien active. La rencontre est sur le point de se terminer.

Sage-femme – J’ai une bonne nouvelle à t’apprendre, mais qui n’en est pas une bonne pour toi. (Pause) Je suis enceinte.

Shit. Ça fait un drôle d’effet, en effet. Sur mon nuage, comblée par ma Cocotte qui me picosse de l’intérieur, je me sens comme une fée marraine, je voudrais saupoudrer le monde de beaux bébés roses. Je suis ravie pour elle, vraiment! Mais en même temps… maudit. Il reste juste 8 semaines. Ça me tente pas de faire entrer 2 nouvelles personnes dans l’histoire, pas rendue là. Plate.

La couenne dure

16 juillet 2007

Lors de notre dernière rencontre pré-natale à la Maison de naissance, une sage-femme nous entretenait au sujet du travail et de la douleur. Reproduction de bassin, poupée de bébé, vidéos de couples enlacés. Une dizaine de couples, assis en demi-cercle, écoutaient attentivement. Toutes les femmes étaient rondes et merveilleusement belles, à 30 semaines et plus de grossesse. Un cercle de tapis et d’oreillers attendait par terre à nos pieds.

Sage-femme – Je vais vous faire découvrir par vous-même que la position des jambes influe sur l’ouverture du bassin et ainsi vous démontrer l’importance de changer de position durant le travail.

Nous nous installons, les femmes, allongées sur le côté sur notre tapis.

Sage-femme, se pointant une fesse – Situez l’os untel avec votre doigt sur votre fesse.

Je me tâte la fesse. Hum… Pas d’os.

L’Homme-Tuque – Non, plus bas.

Retâtage de fesse. Non, rien à faire, ils ont dû omettre un os sur les modèles de 1982. C’était la récession après tout.

L’Homme-Tuque – Non, pas là, regarde, ici.

Moi – Je sens rien. Je sens AUCUN os.

Sage-femme – Maintenant, levez votre genou de manière à faire ouvrir vos jambes. Vous devriez sentir votre bassin ouvrir vers le haut.

Moi, dans ma tête – Heu, non! Pas pentoute!

Moi, à la femme en face de moi (avec un IMC de 25 même à 37 semaines de grossesse) pour faire de l’humour – On a pas toutes la même épaisseur de fesses on dirait!

Femme enceinte – Quelqu’un dans la salle aurait un détecteur d’os? On sent de la résistance par ici!

Moi, souriant – Hahaha!