J’ai augmenté ma moyenne

28 mars 2009

Il y a eu du ménage dans le tiroir à soutifs dernièrement. Les brassières parachutes, qui me servaient plus d’attelage que de soutien dorénavent, ont prit le bord. Belle Beauté et ma poitrine, c’est terminé. Quand j’ai rembarqué dans mes minis minis sous-vêtements, je me suis sentie toute nue. Quoi, deux et même UNE seule agrafe?!? J’avais oublié que ça se pouvait.

La taille des bonnets, c’est bien le seul domaine où on préférerait conserver une moins bonne note. Tsé, j’trouvais que C c’était pas mal moi ça, mais bon… B+ ça va être correct aussi.

J’ai eu un bel allaitement. Rien à dire. Rien à part la méga gerçure qui a mit 2 mois à guérir parce que Belle Beauté regardait partout sans lâcher le morceau. Rien à dire. En fait, si, il y en aurait à dire.

Au printemps dernier, quand Belle Beauté avait environ 6 mois et que la rue déglacée m’a permis de sortir plus souvent, j’ai fait la connaissance de ma nouvelle voisine, qui avait emménagée durant l’hiver et que je n’avais pas eu l’occasion de saluer encore. Fait extraordinaire, je me suis tout de suite bien entendue avec elle et elle m’a dit quelque chose qui m’a fait un bien fou. «Ah oui! les premiers 6 mois, avant qu’ils se mettent à manger, l’allaitement, c’est vraiment prenant!» C’était un peu tard, mais ça a fait un petit béké-bobo sur mon coeur, qui s’était parfois senti coupable d’avoir désiré être ailleurs, à certains moments.

Je n’ai pas de jolies photos de moi en train de donner le sein, à part ma photo-joke de poutine, mais des souvenirs, j’en ai quand même. J’ai allaité l’automne, avec un minuscule bébé dans les bras (c’est bien parce qu’à ce moment là, elle pesait une plume et quart), l’hiver, dans la voiture stationnée, dehors, en abritant Belle Beauté dans mon manteau, au printemps, en désherbant le terrain, l’été, assise par terre en maillot de bain, en public, en privé, en balade, devant la télé, en mangeant, en me berçant, en m’endormant, en pleurant. «Néné» disait-elle en essayant de soulever mon chandail. Elle tétait, ses mains toutes menues farfouillant dans mes cheveux. Le sein gauche était son préféré.


  1. MelanieetGusgus a dit le 29 mars 2009 à 0:21

    Ya pas aussi une «superbe» photo de ta brassière énorme et une toute jolie robe d’été (verte me semble) ??

  2. Martine la banlieusarde a dit le 30 mars 2009 à 5:27

    À propos des photos souvenirs… tu as déjà mille beaux mots, ils en valent bien une (ou bien est-ce l’inverse?) En tout cas, merci pour ce chaleureux retour sur l’expérience, qui m’a incitée à fermer les yeux un moment pour revivre quelques doux instants dans ma tête.

  3. Véro a dit le 30 mars 2009 à 9:16

    «Rien à dire», mais tant à dire à même temps. Un peu comme tes statuts Facebook, non? ;-)

    J’y lis tous ces moments de doux rapprochements, gravés dans la tête et dans le coeur pour toujours. Ça veut dire beaucoup.

    Bons 18 mois à Belle Beauté!

  4. Ysa a dit le 30 mars 2009 à 10:29

    À toi les belles petites robes d’été ;-)

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