Changement de rythme

2 mai 2010

La session d’hiver est enfin terminée.

On se souviendra que je me suis désistée de mon bac par incapacité à suivre le programme à temps complet (5 cours). Depuis, j’arrive à prendre quelques cours en m’inscrivant dans d’autres programmes (micros et certificats) et en grappillant les crédits ici et là. Je me retrouve, avec mon statut à temps partiel et mes inscriptions dans des programmes de seconde importance, comme une sous-étudiante.

Pour arriver à suivre les cours que je désire, je multiplie les demandes d’admission et les inscriptions. Car une sous-étudiante n’a pas priorité dans l’inscription aux cours. Son choix de cours est placé en dessous de la pile et elle se bute souvent à des cours complets. Sans oublier qu’on ferme son dossier si elle ne s’inscrit à aucun cour dans une programme pour une session. Misère.

Malgré ces acrobaties administratives, je réussis très bien. Je travaille avec sérieux et rigueur. La quasi absence de niaiseries en ce blogue en témoigne. Je suis restée bien fidèle à mon traitement de texte. À peine quelques facebookineries ou twittailleries pour alléger mon quotidien.

La session d’hiver maintenant terminée, je me préparais pour une session d’été intensive… devinez! Complet. Je cherche donc une job d’été. Pas la meilleure, juste une job ordinaire. Pour garder mon cerveau allumé sur les mots ou les images, en échange de quelques chèques.

Après un petit intermède blanc qui nous a prit au dépourvu (j’avais rendu les bottes et l’habit de neige de Belle Beauté à la maman qui me les avaient prêtés!), je peux redonner la fonction d’entrée principale à la porte-patio et enfiler mes chaussons noircis par la terre. Chaque année, l’Homme-Tuque et moi, on se dit qu’on va acheter un tapis pour l’été… Mais on utilise encore un linge à vaisselle!

Hier, j’ai eu un peu de temps pour ouvrir mon cahier de projets. Ouf! Il y a du ménage à faire…! Par quoi commencer cette année? Le panneau-treillis sans aucun doute. Il faut refaire le plan d’aménagement; je ne sais pas où la feuille a passée, mais elle est presque toute effacée. Terminer le module de jeux. Trouver des grimpantes pour la pergola. Ces projets qui sortent des abrutissantes tâches ménagères me ragaillardissent.

Les émotions selon Belle Beauté

25 mars 2010

Avant le dodo hier, Belle Beauté et moi regardions un livre d’images d’animaux en pâte à modeler. Je lui nommais leur nom et elle me nommait leur émotion.

Joa — Ça c’est un mammouth. (Nous étions à la page des animaux pré-historiques.)

Belle Beauté — Non, un léléphant.

Joa — Un mammouth.

Belle Beauté — Non, un léléphant.

Joa — Je sais que ça ressemble beaucoup à un éléphant, mais regarde comme il a beaucoup de poils: c’est un mammouth.

Belle Beauté — Non, un LÉLÉPHANT!

[Là, j'ai abandonnée, me disant qu'elle a suffisamment de temps pour s'apercevoir de son erreur d'ici la fin de son secondaire.]

Belle Beauté — Lé fâché le léléphant.

Joa — Oui, il a de gros yeux… Ça c’est un smilodon. (Un genre de cougar pré-historique pour votre information.)

Belle Beauté — Lé très fâché le nours.

Joa — Ce n’est pas un ours, c’est un smi-lo-don, mais oui, il a l’air méchant avec ses grosses dents.

Belle Beauté — Lé beaucoup fâché le monsieur.

Joa — Oui, le chasseur a un air agressif…

Belle Beauté — Le nocéros pas fâché hein maman?

Joa — Non, il a l’air plutôt… fatigué. Peut-être que bébé rhinocéros l’a réveillé 5 fois durant la nuit.

Belle Beauté — Le cheval pas encore fâché maman.

Joa — En effet ma chouette… le cheval n’est… pas encore fâché. (!)

Récapitulons les novémotions selon Belle Beauté : très fâché, beaucoup fâché, fâché, pas fâché et pas encore fâché. Pourquoi enrichir son vocabulaire alors que nous avons les adverbes!

La vie avec un geek

16 mars 2010

Joa — Chéri, aurais-tu un fil usb?
L’Homme-Tuque — Quelle couleur tu veux?
Joa — Heu…?

Il ouvre un tiroir…
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L’Homme-Tuque — T’as le choix entre noir, blanc, beige, beige-blanc, gris-beige, gris-noir, gris.
Joa — Heu… blanc?
L’Homme-Tuque — Ok. Quelle longueur? Court, moyen, long ou f*ck*ng long?
Joa — Disons, moyen.

Il fouille un instant…

L’Homme-Tuque — Et voilà!

Si je pouvais avoir autant de choix lorsque je magasine des soutiens-gorge…!

Ma pergola «fenêtre sur la cour»

23 février 2010

L’orientation de notre terrain nous permet de profiter du soleil de la fin de l’avant-midi jusqu’au coucher. Je me félicite encore d’avoir choisi le «bon» côté de la rue! Mais après 2 étés à surveiller mes petites grenouilles dans la piscine soufflée, le front au gros soleil, un petit coin ombragé était devenu indispensable.

Une structure en métal recouverte d’une toile et munie de moustiquaires aurait sans doute assumée cette tâche, mais je ne trouve pas ces machins très élégants et les toiles finissent inévitablement par pâlir et se fragiliser au soleil… L’idée d’une pergola recouverte de verdure me plaisait tellement plus!

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Sauf qu’une pergola recouverte de vigne, aucune grande surface n’en n’offre toute prête dans une boîte! Voilà pourquoi il est impératif de toujours conserver du papier quadrillé à la maison…!

Contrairement aux rampes, je n’ai pas imaginé la pergola, mais j’ai adapté sa construction à ma terrasse, à partir d’une photo tirée de cette revue.

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Elle a 3 côtés. Le plus long, celui qui apportera de l’intimité à mon coin repas/détente, mesure 14 pieds, soit la largeur de la terrasse. Le plus petit côté mesure 5 pieds et sert principalement d’appui, mais il nous cachera de la vue des passants. Le 3e côté mesure 12 pieds et forme la «fenêtre sur la cour». Il est essentiel à la structure, mais exagéré volontairement pour former un cadre à travers duquel nous admirerons la cour. J’imagine un massif devant cette ouverture… Du moins pour l’été qui vient, j’y verrai notre potager 2.0.

Au départ, j’imaginais des écrans sur la pergola du côté «voisins». Puis, j’ai pensé que cela la surchargerait peut-être. Je songe maintenant à créer un motif avec du fil (de chanvre? de fer?) pour que les grimpantes s’y accrochent et recouvrent la structure.

Tant d’étapes avant de profiter de mon coin d’ombre… Je me procurerai sans doute un chapeau en attendant pour pallier la situation. Et quel article de style pour jardiner…!

Mes rampes : le barrotin réinventé

7 février 2010

Quelque part dans ces pages, j’ai affirmé que j’étais une conductrice prudente. C’est vrai. Mais j’ai négligé un détail: j’adore regarder les maisons. Selon mes fixations, j’observe tantôt les numéros de portes, tantôt les luminaires, tantôt les rampes afin de voir ce qui se fait, ce que j’aime, ce qui serait beau chez nous. Cette habitude peut me conduire à ralentir à ma voiture pour satisfaire mon besoin de «zieutage». Je l’avoue, je suis une conductrice imprudente (ou agaçante!) à l’occasion, distraite par les beautés de l’architecture.

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Je m’inspire donc beaucoup dans les rues. Il m’arrive de faire des détours dans les vieux quartiers et de m’arrêter pour photographier des éléments architecturaux ou des maisons qui m’accrochent. J’aime le style des vieux bungalows, ceux au toit asymétrique et à l’immense cheminée de pierre.

Je m’inspire aussi sur la toile et dans des revues. Je laisse mûrir mes observations jusqu’à ce que mon idée se précise. Alors, je sors mon papier quadrillé et je dessine.

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Mes rampes de rêves auraient été forgées par un artisan d’un motif abstrait et unique, un peu comme celui-ci, saisi en 2007 à l’International Flora de Montréal. Mais je ne suis pas la première à avoir un budget inférieur à ses goûts!

Le bois a comme avantage d’être facile à travailler. Mes rampes seraient donc construites à partir de ce matériau. Mais je cherchais une façon originale de fabriquer une rampe en bois… La rampe économique faite de barrotins carrés précoupés et d’une main-courante en 2×6 était proscrite, et les barrotins tournés de style campagnard ne convenaient pas à l’effet que je recherchais.

Le motif est simple, proche de la rampe traditionnelle, mais quand même inattendu. J’ai travaillé les lignes et la forme rectangulaire, pour rappeler le motif de la fenêtre en appentis que l’on entrevoit sur cette photo.

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Les rampes avant et arrière sont semblables, mais à l’avant, je planifie ajouter un écran inspiré des années 50. J’y intégrerai des tiges de bambou et, au lieu des pelles l’hiver et des bicyclette l’été, je planterai une belle grimpante rouge, sans doute une Scarlett O’Hara, comme touche finale.

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Les barrotins carrés, les main-courantes ainsi que les capuchons sont disponibles dans les grandes surfaces de rénovation.

Les activités d’hiver en famille

31 janvier 2010

L’hiver. Quel plaisir de partager les joies de notre saison froide avec les enfants! À 5 et 2 ans, ils sont à l’âge où (enfin!) il est possible de vraiment s’amuser dehors en famille.

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Dès décembre, les glaces extérieures se faisaient invitantes. Sans hésiter, nous avons chaussés nos petits amours pour le patinage. Un cordonnier et son inventaire impressionnant de patins usagés a permis à la famille sur la 9ième de s’équiper en grand, lames fraîchement aiguisées et casques bien ajustés.

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Quelle journée inoubliable! L’enthousiasme des enfants pour le patin, leur avidité d’apprendre et leur persévérance devant les chutes fréquentes, nous a ravis, l’Homme-Tuque et moi.

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Au retour, après cette journée d’une franche gaieté, j’ai insisté auprès de mon chéri pour arrêter dans une quincaillerie, car je désirais acheter des crochets et quelques tablettes en verre.

L’Homme-Tuque — Heu, pourquoi faire?
Joa — À voir le talent des enfants pour le sport, je pense que nous devrions aménager un petit coin au sous-sol pour exposer leurs futures médailles, rutilants trophées et autres récompenses prestigieuses. 2022, on devrait se préparer!

Palmarès de mes moments préférés de Noël

26 décembre 2009

3/ Belle Beauté brasse de la vaisselle devant sa petite cuisinière toute neuve. Je lui demande si elle la lave. «Non, chu fâchée!» qu’elle me répond. Je me demande d’où peut lui venir l’idée de jouer à se dépomper par les tâches ménagères, ne lavant pas la vaisselle moi-même, l’hyperactive de la famille, et l’Homme-Tuque étant doux comme une bouteille de Prozac en chemise à carreaux.

2/ Fiston boude devant son nouveau «Cherche et trouve». «J’en ai déjà plein de jeux de même!» qu’il lance. «De toute façon, c’est un 6 ans et plus, il est trop difficile pour toi.» que je lui dis. Mon beau-père a vénéré mes compétences de manipulatrice durant le reste de notre séjour chez lui après que Fiston aie exigé de jouer une partie contre moi, pour me prouver qu’il allait me battre. Je l’ai laissé gagner, c’était Noël.

1/ L’Homme-Tuque et moi, en cuillère sur le divan du sous-sol pendant la sieste des enfants, alors que nous regardons une émission quelconque à Canal D. «Es-tu confortable?» qu’il me demande une fois abriés. «Non, mais comme pour mon cadeau: c’est l’intention qui compte.»