De kessé que cé qui s’est passé?

16 octobre 2008

C’est arrivé sans trop que je m’en rende compte. Une bulle d’air au cerveau je pense…

J’ai une job. Quelque chose de sérieux là.

Temps partiel quand même mais… je me demande un peu dans quoi je viens de m’embarquer. Ce matin, juste le temps que je monte à la salle de bain me *tousse* coiffer, les enfants ont transformé le salon en rallye automobile.

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J’espère que notre vie ne se transformera pas en course justement.

Insomnie et tête qui déborde

9 septembre 2008

Je ne m’endors plus. Je me suis levé pour une tété vers 2h20 et je n’arrive plus à me rendormir. Les idées débordent de ma tête. Des maudites bonnes idées.

Ma réflexion part d’une conversation de vestiaire avec une copine danseuse (je prend des cours, oui, oui et je suis bin poche, on y reviendra) qui termine son Bac en administration et qui vient de commencer sa nouvelle job. Coïncidence! C’est le même Bac que je comptais faire après m’être tapé les préalables de Math nécessaires, sauf que moi je songeais à l’option comptabilité plutôt que gestion des ressources humaines. (Bon les filles qui attendaient le scoop, poursuivez votre lecture, ce n’est pas tout!) Elle me disait que sans avoir tous les cours de maths je pourrais quand même m’inscrire comme étudiante libre, bla bla bla. (Tiens, étudiant libre, un concept que le cégep local ne comprends pas du tout! «Mais non Madame, vous ne pouvez pas prendre juste 1 ou 2 cours si vous n’avez pas l’intention de poursuivre vos études après. Ça se fait pas!» Bitch.) Tout est beau jusque là. On se salue. À la semaine prochaine.

Je rentre, raconte ma soirée à mon chum, écoute quelques minutes du Téléjournal et vais me coucher. Je visualise mes chorégraphies mentalement et m’endors vite, je suis crevée.

2h20, je me lève pour la tétée. Je me recouche. Je ne m’endors pas parce que j’ai un flash. Je pourrais travailler et étudier en même temps! Au lieu de faire comptabilité ce qui (à part pour le fait que je n’ai pas besoin de mettre mes tripes dans mes tableaux Excel) ne m’excite guère, je pourrais offrir mes services d’entretien de sites Web. Comme changer le texte ou les images un peu. Pas programmer une applications ou installer une base de données, juste de la p’tite job de contenu pour Monsieur Chose qui vend des foyer l’hiver pis des air climatisées l’été. Et je pourrai étendre ça au matériel imprimé. Ajouter un paragraphe dans le pamphlet des services. Puis, en allant chercher des cours d’appoint, je pourrais éventuellement ajouter des services de correction et de révision de textes ou même de rédaction. Je n’ai pas l’intention d’écrire dans un journal ou un magazine, mais le petit paragraphe dans le pamphlet de Monsieur Chose, ça pourrait être moi qui le rédige..!

Je ne sais pas s’il y aurait une demande pour ça. Peut-être que Monsieur Chose fait mettre son site Web à jour par sa secrétaire? Peut-être qu’il appelle le gars qui l’a fait? Entre la secrétaire qui connaît peut-être pas trop ça et le programmeur qui charge une coche pour changer une virgule, est-ce qu’il pourrait y avoir moi? Qui pourrait faire ça pro et pas cher?

Et la révision et la correction, il y a des gens qui en font leur métier! Je corrige déjà les courriels et les soumissions de l’Homme-Tuque et dans mon ancienne vie, il m’arrivait souvent de faire le premier jet de correction avant la vraie correctrice et de rédiger la v1 d’un nouveau texte avant de le mettre en page. (Mon vrai métier, avant de tout sacrer là pour étudier l’architecture (ce qui s’est avéré un échec) c’est en multimédia, mais j’ai surtout travaillé comme infographe. Mais c’est que je me livre ce soir hein?) Je me demande si je pourrais devenir assez compétente en allant chercher des certificats ou des micro-programmes à temps partiel à l’Université.

Je pourrais travailler de la maison comme je l’ai toujours fait (par obligation au départ, par plaisir ensuite) et être là pour les enfants le midi et après l’école comme je le souhaite. Pas de courraillage ni de service de garde scolaire.

Bon. C’est fou comme les idées deviennent moins abondantes une fois sur l’écran! C’est même moins emballant comme projet je trouve… Ça m’avait l’air tellement de l’idée du siècle dans mon lit, mais maintenant le doute m’envahit…

Je vais me coucher. Au moins ma tête est vide.

La rentrée sur la 9ième

29 août 2008

Mon texte sur la rentrée a besoin d’un peu de réécriture, comme quoi même à minuit moins une, les plans peuvent encore changer!

Pour faire court, il y a eut l’annonce inattendue que Fiston allait perdre sa place dans son milieu familial. Puis, une badluck avec un client qui a mit nos finances dans le rouge, nous a obligés à envisager quelque chose de plus stable pour le travail de l’Homme-Tuque. Moi, devant cette avalanche de changements, je ne savais plus sur quel pied danser à propos de mes études… d’autant plus que je n’avais pas reçu l’ATTA pour Belle Beauté!

J’ai passé l’été en ne sachant trop à quoi m’attendre pour septembre et finalement, rien ne se passe comme prévu! J’ai appris à la dernière seconde que Fiston allait garder sa place dans son MF jusqu’à sa maternelle, après 2 mois de oui, non, peut-être, je sais pas. Mes études, ça a foiré, à temps plein comme à temps partiel alors que j’avais trouvé un solution pour faire garder Belle Beauté 1/2 journée par semaine.

En conclusion, je suis mi-contente, mi-déçue. Je suis contente de rester à la maison avec les enfants et de ne pas me garocher dans une routine de malade mental, mais déçue pour mes études que j’aurais aimé reprendre à temps très très partiel, pour commencer du moins.

En attendant, Voisine Parfaite et moi avons des supers plans de sortie avec nos marmots, histoire de se socialiser la maman à la maison..!

Et deux fois plutôt qu’une!

11 avril 2008

Le 7 avril 2008

Joa
Sur la 9ième
Ma Ville, QC
H0H 0H0

J’ai l’honneur de vous offrir une admission sans condition à l’Université U, au programme indiqué ci−dessus.
PROGRAMME DE 1ER CYCLE EN UN TRUC PAS MAL

Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez communiquer avec le secteur de l’admission en ayant soin de mentionner votre matricule.

J’espère avoir l’immense plaisir de vous accueillir, Madame, parmi la communauté universitaire de la Ville Universitaire.

Madame la Registraire

•••

Je suis acceptée dans mes 2 programmes universitaires ainsi que dans mon programme collégial. Je ne voulais vraiment pas me retrouver le bec à l’eau alors j’ai misé sur 3 chevaux. Maintenant qu’ils sont tous gagnants, il me faut en choisir 1. Shit. Le pire c’est que, branchée comme je suis, si aujourd’hui je remplissais à nouveau ces demandes d’admission, je m’inscrirais dans autre chose. Misère..!

Mais… JE SUIS ADMISE À L’UNIVERSITÉ! YESSSSSSSSSSSSS! Juste ça, c’est trop agréable!

Comme tout le monde autour de moi est trop déprimé (ou trop déprimant) pour fêter la bonne nouvelle avec moi et parce que ma mère trouverait sûrement le moyen de me saper le moral avec ses questions angoissantes, je me tourne vers vous que je ne connais pas (ou si peu) pour partager ce plaisir.

«Bonjour, je m’appelle Joa et je vais à l’Université U.»

Accusé de réception - Université U

27 février 2008

Mme Joa,

Nous accusons réception de vos demandes d’admission dans les programmes suivants au trimestre d’automne 2008 :

Programme I
Programme II

Nous vous rappelons que vous devez nous fournir les pièces suivantes afin que nous puissions compléter votre dossier :

- Une copie de votre certificat de naissance indiquant le LIEU DE NAISSANCE. Cette pièce est essentielle pour établir votre identité et dans certains cas, pour attester votre citoyenneté.

- Un relevé de vos résultats scolaires antérieurs.

Votre demande sera traitée dans les meilleurs délais.

Sur notre site Internet à http://www.universiteu.com vous pouvez :

- accéder à votre dossier;
- suivre l’évolution de votre demande.

Vous devrez alors avoir en main votre matricule étudiant : 0123456

AVERTISSEMENT
L’adresse de courriel de l’expéditeur de cet accusé de réception n’est qu’une boîte d’envoi. N’y répondez pas directement. Pour toute information sur l’évolution de votre demande d’admission, nous vous invitons à consulter notre site Internet au www.universiteu.com/admission.

Nous vous remercions, Madame, d’avoir choisi l’Université U.

Bureau de la registraire

Voilà. J’ai fait un pas en avant.

Sans me relire, il faut le faire

5 février 2008

Maudit que je suis déprimée. Le 1er mars s’en vient, je dois penser à m’inscrire à l’école. Ça fait des heures que je fouille sur Internet, que je visite les sites de Universités, des Cégeps et même des écoles professionnelles à proximité. J’ai pas d’idées. Je suis rendue à envisager comptable agrée comme future job. C’est vraiment le fond du fond.

Je suis peut-être juste pas faite pour travailler? Une désadaptée du travail, allergique aux horaires et terrorisée à l’idée de se lever tous les matins en ayant un but. Je suis sûrement traumatisée par le travail. Ou alors j’ai tellement pas confiance en moi que je ne peux pas imaginer que quelqu’un pourrait bien vouloir de moi comme employé. Alors c’est pour ça que j’ai un blocage. Que j’arrive pas à me décider. Je me trouve bonne en rien mais pas mauvaise en plusieurs affaires. Sans talents, sans passions, sans loisirs, sans intérêts particuliers. Rien qui dépasse. Mais je doute! Ça! Tout le temps.

Rester à la maison et élever mes enfants? Non. Pas capable. Un moment donné, j’ai comme une overdose de parcs et de bricolage.

J’envie ceux qui ont toujours eu un chemin tracé, une super passion dévorante, ceux qui ont toujours su qu’ils voulaient enseigner ou faire comme leurs parents. Je les trouvent chanceux de ne pas avoir à se psychanalyser pour trouver un métier, à ne pas choisir, se tromper, choisir à nouveau, rater son coup, se décourager, faire un bébé en attendant et se casser la tête encore. J’envie ceux aussi qui s’en foutent, qui trouveraient leur voie ou leur bonheur dans à peu près n’importe quoi, n’importe où.

Quand j’y pense, j’ai peur. J’ai peur de me sentir enfermée dans une job, comme ma mère qui s’est usé le corps sur une machine à coudre dans une usine trop froide en hiver et étouffante en été, enfermée dans un travail que je hais juste pour payer les factures, pour que mes enfants aient un frigo plein. J’ai peur et je me décide pas. Parce que j’ai déjà choisi et je me suis trompée. Et là, bin, j’ai pas d’idées. En fait, j’en ai, mais je suis tellement pas sûre que je suis faite pour ça. Peut-être que je vais m’apercevoir dans mes cours que tout le monde réussit et pas moi, que tout le monde trippe et pas moi. Qu’avec les enfants, j’arriverai pas à suivre le rythme. Vais-je réussir à garder de l’intérêt au de-là d’une année? De deux? DE QUATRE? J’en doute.

J’ai peur de m’inscrire dans une Université, qu’on lise mon profil et mes antécédents et qu’on trouve que j’ai une vie plate, que j’ai rien fait de bon, 4 douzaines de cours sans queue ni tête et… sans résultats. On a tout le temps dit de moi que j’étais intelligente, bonne, que je pourrais aller à l’Université. Et, j’ai rien fait de tout ça.

Est-ce qu’il faut nécessairement que j’aie une illumination? Une espèce de vocation à l’intérieur ou est-ce que je peux choisir une carrière juste pour le salaire et être heureuse quand même? Est-ce que c’est vraiment important d’aimer sa job? Est-ce que je pourrais apprendre à aimer n’importe quoi? Est-ce que, si j’ai un minimum de potentiel académique, je peux réussir n’importe quoi? Est-ce que si je ne suis pas à ma place, ça va nécessairement se sentir et personne ne va vouloir de moi comme employée?

Est-ce que je vais publier ce billet ou je vais l’enregistrer et ne plus jamais y revenir? C’est certain que si je me relis, je vais en effacer la moitié..! Et je recommencerai pas certain! Go! Je publie.