4 x 2 = la formule de nos vacances
L’Homme-Tuque m’a déboussolée quand il m’a annoncé qu’il partait camper avec les enfants pendant deux jours. Seul. Seul comme dans: pas avec toi.
«Ça va te faire des vacances! Profites-en pour te reposer! Loue quelque chose, va dans un spa.»
Des vacances? Me reposer? Aller quelque part? Où? Pour faire quoi? Toute seule? J’étais complètement terrifiée. J’ai dit non. J’ai dit peut-être. J’ai dit deux jours c’est trop long. J’ai dit j’ai aucune espèce d’idée de ce que j’ai envie de faire!!
Si je n’ai pas besoin d’être mère, qu’est-ce que j’aimerais faire?
Si rester à la maison est hors de question, où aller?
Des vacances, des vacances… Des vacances en famille, c’est facile à organiser, les activités familiales ne manquent pas et les jeunes enfants s’amusent facilement. Des vacances en couple aussi c’est facile, ça prend un resto, du vin et un lit, la destination n’est pas importante. Mais des vacances pour moi? Juste à moi?
Pour organiser des travaux autour de la maison, des fêtes de famille, bref, du «collectif», je planifie, j’ai des idées. Mais prendre rendez-vous avec moi-même? Aller voir ailleurs ce qui se passe en dedans? Avoir du temps devant moi et en profiter égoïstement, j’ai perdu l’habitude. Tellement pas l’habitude que j’ai eu peur.
J’ai eu peur de m’ennuyer. 48 heures à meubler avec seulement la petite voix dans ma tête… Et si j’étais plate?
J’ai eu peur de m’emmerder. 48 heures sans personne qui demande un jus ou une collation. Et si, devenir inutile, je ne trouvais pas ça agréable?
J’ai eu aussi peur de trop aimer ça. 48 heures c’est court dans une année quand on y pense. Et si je devenais accro à moi-même? Et que ces vacances devenaient une tradition. Un besoin. L’idée n’est pas si mauvaise après tout.
Pour revenir au titre de ce billet, la formule de nos vacances est la suivante: 2 jours à moi, 2 jours à lui, 2 jours tous les 4 et 2 jours en amoureux. À répéter, plusieurs fois dans l’année. En faire une tradition. Un besoin.
Pour mes 2 jours, j’ai finalement choisi une auberge, une montagne et un spa. Et c’était pas si effrayant que ça. C’était même assez chouette, de passer du temps avec moi.
Good feeling, Mon mec à moi | Commentaires (5)Changement de rythme
La session d’hiver est enfin terminée.
On se souviendra que je me suis désistée de mon bac par incapacité à suivre le programme à temps complet (5 cours). Depuis, j’arrive à prendre quelques cours en m’inscrivant dans d’autres programmes (micros et certificats) et en grappillant les crédits ici et là. Je me retrouve, avec mon statut à temps partiel et mes inscriptions dans des programmes de seconde importance, comme une sous-étudiante.
Pour arriver à suivre les cours que je désire, je multiplie les demandes d’admission et les inscriptions. Car une sous-étudiante n’a pas priorité dans l’inscription aux cours. Son choix de cours est placé en dessous de la pile et elle se bute souvent à des cours complets. Sans oublier qu’on ferme son dossier si elle ne s’inscrit à aucun cour dans une programme pour une session. Misère.
Malgré ces acrobaties administratives, je réussis très bien. Je travaille avec sérieux et rigueur. La quasi absence de niaiseries en ce blogue en témoigne. Je suis restée bien fidèle à mon traitement de texte. À peine quelques facebookineries ou twittailleries pour alléger mon quotidien.
La session d’hiver maintenant terminée, je me préparais pour une session d’été intensive… devinez! Complet. Je cherche donc une job d’été. Pas la meilleure, juste une job ordinaire. Pour garder mon cerveau allumé sur les mots ou les images, en échange de quelques chèques.

Après un petit intermède blanc qui nous a prit au dépourvu (j’avais rendu les bottes et l’habit de neige de Belle Beauté à la maman qui me les avaient prêtés!), je peux redonner la fonction d’entrée principale à la porte-patio et enfiler mes chaussons noircis par la terre. Chaque année, l’Homme-Tuque et moi, on se dit qu’on va acheter un tapis pour l’été… Mais on utilise encore un linge à vaisselle!

Hier, j’ai eu un peu de temps pour ouvrir mon cahier de projets. Ouf! Il y a du ménage à faire…! Par quoi commencer cette année? Le panneau-treillis sans aucun doute. Il faut refaire le plan d’aménagement; je ne sais pas où la feuille a passée, mais elle est presque toute effacée. Terminer le module de jeux. Trouver des grimpantes pour la pergola. Ces projets qui sortent des abrutissantes tâches ménagères me ragaillardissent.
Good feeling, La maison chez nous, Les cordes à linge | Commentaires (3)Palmarès de mes moments préférés de Noël
3/ Belle Beauté brasse de la vaisselle devant sa petite cuisinière toute neuve. Je lui demande si elle la lave. «Non, chu fâchée!» qu’elle me répond. Je me demande d’où peut lui venir l’idée de jouer à se dépomper par les tâches ménagères, ne lavant pas la vaisselle moi-même, l’hyperactive de la famille, et l’Homme-Tuque étant doux comme une bouteille de Prozac en chemise à carreaux.
2/ Fiston boude devant son nouveau «Cherche et trouve». «J’en ai déjà plein de jeux de même!» qu’il lance. «De toute façon, c’est un 6 ans et plus, il est trop difficile pour toi.» que je lui dis. Mon beau-père a vénéré mes compétences de manipulatrice durant le reste de notre séjour chez lui après que Fiston aie exigé de jouer une partie contre moi, pour me prouver qu’il allait me battre. Je l’ai laissé gagner, c’était Noël.
1/ L’Homme-Tuque et moi, en cuillère sur le divan du sous-sol pendant la sieste des enfants, alors que nous regardons une émission quelconque à Canal D. «Es-tu confortable?» qu’il me demande une fois abriés. «Non, mais comme pour mon cadeau: c’est l’intention qui compte.»
Good feeling, La chair de ma chair, Mon mec à moi | Commentaires fermésMon «slow» sapin
Bien que le sapin en 1 minute soit sur le marché, je suis plutôt adepte du slow sapin, celui que nous prenons le temps de choisir et de ramener chez nous. Le premier dimanche de décembre, à St-Léonard-d’Aston, les propriétaires Monsieur et Madame Houle nous laisse quelque part sur leur plantation de sapins avec les enfants, et nous partons à la recherche du plus beau pour notre salon!

Bien entendu, le tour de tracteur est essentiel. Cette année, Fiston a fait le voyage en première classe, le chanceux!

Lorsque notre choix (enfin, le mien!) s’arrête sur un spécimen, la scie mécanique se fait entendre, et les enfants bouchent leurs oreilles!

Un petit emballage pour faciliter le transport puis hop! sur le toit de la voiture!
De retour à la maison, j’avertis les les enfants d’attendre avant de le décorer: l’Homme-Tuque, le préposé aux lumières, doit passer avant! Ils s’impatientent… Deux boules par branches est le maximum que j’aperçois cette année. Quelle amélioration!
Combien de temps avant que le pied inférieur se retrouve nu?
Good feeling, La chair de ma chair | Commentaires fermésParce que ça faisait longtemps…
…et parce que j’ai envie de me faire plaisir!
Ma Belle Beauté, ma peanut d’amour, ma gripette de fille a 2 ans!
À travers son catinage, ses bras toujours pleins de toutous, elle est tellement coquine! Une joueuse de tours, une affirmée, une débrouillarde. Elle parle fort, rit fort et déteste les bas, comme moi. Son frère est toujours son héros, mais elle joue à la maman en m’imitant. Elle frotte… la toilette. Elle berce ses bébés. Elle veut mettre de la KÈ-ME sur ses joues elle aussi. Un jour, elle accepte les lulus, un autre non. Elle lance un watatow dans le miroir quand je lui met une robe. C’est ma fille et elle a 2 ans. Elle est incroyable.

Joa Joconde
Fiston n’a jamais vraiment aimé dessiner. Il crayonne, il barbouille, mais n’a jamais essayé de représenter quelque chose de reconnaissable. C’est correct, il a plein d’autres talents mon grand gars. Ce qui me dérange le plus c’est quand d’autres enfants regardent ses dessins en disant que c’est rien, que c’est du barbouillage, que c’est laid. Ils n’ont pas les yeux d’une maman, ils ne voient pas toute la créativité qu’il met ailleurs, dans ses jeux, dans son monde, dans ses milliers d’inventions.
Aujourd’hui, en revenant de la garderie, nous sommes restés dehors avant le souper et les enfants ont demandé la boîte de craies.
Fiston a dessiné ceci.

«C’est moi maman.» qu’il m’a dit.
«Et là, là, c’est papa.»

Tout en continuant son dessin, il a ajouté…
«Et ça, c’est sa main qui va jusqu’à la mienne.»
«Avec des pantalons qui volent.» ?!?

Et alors que je courrais en vitesse chercher l’appareil photo pour immortaliser son oeuvre, il s’est remis au travail et il a dessiné…

moi. Il m’a dessiné moi.
Good feeling, La chair de ma chair | Commentaires (16)Sur le campus
J’ai assisté à mon premier cours à l’université jeudi. J’étais vraiment paquet de nerfs, mais les enfants ont été adorables. Ils avaient hâte d’aller à la garderie. Belle Beauté était excitée d’aller jouer avec sa copine, elle répétait sans cesse «Gélie, Gélie!» dans la voiture. Ils m’ont ensevelie sous les câlins avant mon départ. Ça m’a donné du pep pour amorcer la journée.
La 55 est vraiment agréable à conduire jusqu’à Sherbrooke. Quand je me suis retrouvée en haut de la première colline et que j’ai aperçu devant moi le paysage dessiné par les montagnes enveloppées d’arbres, je me suis sentie partir en vacances.
De longues minutes. Toute seule dans ma tête. Avec cette vue qui invite à la rêvasserie.
Juste moi.
C’était tellement trop! que je me sentais coupable de me sentir bien.
J’aime conduire. J’aime partir. L’Homme-Tuque et moi, avons ça en commun: la solitude, les grands espaces, notre bulle. Rouler 2 heures sans dire un mot, kek part entre Baie-Saint-Paul et Sept-Iles. Maudit que ça me manque des fois.
Je sens que cette route en solo me fera le plus grand bien cet été.
Good feeling, La chair de ma chair, Sur le campus | Commentaires (10)