Palmarès de mes moments préférés de Noël
3/ Belle Beauté brasse de la vaisselle devant sa petite cuisinière toute neuve. Je lui demande si elle la lave. «Non, chu fâchée!» qu’elle me répond. Je me demande d’où peut lui venir l’idée de jouer à se dépomper par les tâches ménagères, ne lavant pas la vaisselle moi-même, l’hyperactive de la famille, et l’Homme-Tuque étant doux comme une bouteille de Prozac en chemise à carreaux.
2/ Fiston boude devant son nouveau «Cherche et trouve». «J’en ai déjà plein de jeux de même!» qu’il lance. «De toute façon, c’est un 6 ans et plus, il est trop difficile pour toi.» que je lui dis. Mon beau-père a vénéré mes compétences de manipulatrice durant le reste de notre séjour chez lui après que Fiston aie exigé de jouer une partie contre moi, pour me prouver qu’il allait me battre. Je l’ai laissé gagner, c’était Noël.
1/ L’Homme-Tuque et moi, en cuillère sur le divan du sous-sol pendant la sieste des enfants, alors que nous regardons une émission quelconque à Canal D. «Es-tu confortable?» qu’il me demande une fois abriés. «Non, mais comme pour mon cadeau: c’est l’intention qui compte.»
Good feeling, La chair de ma chair, Mon mec à moi | Commentaires fermésMon «slow» sapin
Bien que le sapin en 1 minute soit sur le marché, je suis plutôt adepte du slow sapin, celui que nous prenons le temps de choisir et de ramener chez nous. Le premier dimanche de décembre, à St-Léonard-d’Aston, les propriétaires Monsieur et Madame Houle nous laisse quelque part sur leur plantation de sapins avec les enfants, et nous partons à la recherche du plus beau pour notre salon!

Bien entendu, le tour de tracteur est essentiel. Cette année, Fiston a fait le voyage en première classe, le chanceux!

Lorsque notre choix (enfin, le mien!) s’arrête sur un spécimen, la scie mécanique se fait entendre, et les enfants bouchent leurs oreilles!

Un petit emballage pour faciliter le transport puis hop! sur le toit de la voiture!
De retour à la maison, j’avertis les les enfants d’attendre avant de le décorer: l’Homme-Tuque, le préposé aux lumières, doit passer avant! Ils s’impatientent… Deux boules par branches est le maximum que j’aperçois cette année. Quelle amélioration!
Combien de temps avant que le pied inférieur se retrouve nu?
Good feeling, La chair de ma chair | Commentaires fermésParce que ça faisait longtemps…
…et parce que j’ai envie de me faire plaisir!
Ma Belle Beauté, ma peanut d’amour, ma gripette de fille a 2 ans!
À travers son catinage, ses bras toujours pleins de toutous, elle est tellement coquine! Une joueuse de tours, une affirmée, une débrouillarde. Elle parle fort, rit fort et déteste les bas, comme moi. Son frère est toujours son héros, mais elle joue à la maman en m’imitant. Elle frotte… la toilette. Elle berce ses bébés. Elle veut mettre de la KÈ-ME sur ses joues elle aussi. Un jour, elle accepte les lulus, un autre non. Elle lance un watatow dans le miroir quand je lui met une robe. C’est ma fille et elle a 2 ans. Elle est incroyable.

Joa Joconde
Fiston n’a jamais vraiment aimé dessiner. Il crayonne, il barbouille, mais n’a jamais essayé de représenter quelque chose de reconnaissable. C’est correct, il a plein d’autres talents mon grand gars. Ce qui me dérange le plus c’est quand d’autres enfants regardent ses dessins en disant que c’est rien, que c’est du barbouillage, que c’est laid. Ils n’ont pas les yeux d’une maman, ils ne voient pas toute la créativité qu’il met ailleurs, dans ses jeux, dans son monde, dans ses milliers d’inventions.
Aujourd’hui, en revenant de la garderie, nous sommes restés dehors avant le souper et les enfants ont demandé la boîte de craies.
Fiston a dessiné ceci.

«C’est moi maman.» qu’il m’a dit.
«Et là, là, c’est papa.»

Tout en continuant son dessin, il a ajouté…
«Et ça, c’est sa main qui va jusqu’à la mienne.»
«Avec des pantalons qui volent.» ?!?

Et alors que je courrais en vitesse chercher l’appareil photo pour immortaliser son oeuvre, il s’est remis au travail et il a dessiné…

moi. Il m’a dessiné moi.
Good feeling, La chair de ma chair | Commentaires (16)Sur le campus
J’ai assisté à mon premier cours à l’université jeudi. J’étais vraiment paquet de nerfs, mais les enfants ont été adorables. Ils avaient hâte d’aller à la garderie. Belle Beauté était excitée d’aller jouer avec sa copine, elle répétait sans cesse «Gélie, Gélie!» dans la voiture. Ils m’ont ensevelie sous les câlins avant mon départ. Ça m’a donné du pep pour amorcer la journée.
La 55 est vraiment agréable à conduire jusqu’à Sherbrooke. Quand je me suis retrouvée en haut de la première colline et que j’ai aperçu devant moi le paysage dessiné par les montagnes enveloppées d’arbres, je me suis sentie partir en vacances.
De longues minutes. Toute seule dans ma tête. Avec cette vue qui invite à la rêvasserie.
Juste moi.
C’était tellement trop! que je me sentais coupable de me sentir bien.
J’aime conduire. J’aime partir. L’Homme-Tuque et moi, avons ça en commun: la solitude, les grands espaces, notre bulle. Rouler 2 heures sans dire un mot, kek part entre Baie-Saint-Paul et Sept-Iles. Maudit que ça me manque des fois.
Je sens que cette route en solo me fera le plus grand bien cet été.
Good feeling, La chair de ma chair, Sur le campus | Commentaires (10)Mon plus beau cadeau
C’était ma fête il y a peu et j’ai reçu quelques cadeaux. De ma maman, un joli sac avec des outils de jardinage pour la jardineuse-en-devenir en moi et de Fiston, un joli mot sur une boîte de déménagement.
Son premier mot. Écrit.

Détrompez-vous, ce n’est pas étoile plein de fautes d’orthographe!
Good feeling, La chair de ma chair | Commentaires (2)Et en passant, même si vous êtes mal pris durant un déménagement et que le seul endroit encore ouvert qui vend des boîtes c’est W-M, faites-vous un cadeau: n’en achetez pas.
J’ai augmenté ma moyenne
Il y a eu du ménage dans le tiroir à soutifs dernièrement. Les brassières parachutes, qui me servaient plus d’attelage que de soutien dorénavent, ont prit le bord. Belle Beauté et ma poitrine, c’est terminé. Quand j’ai rembarqué dans mes minis minis sous-vêtements, je me suis sentie toute nue. Quoi, deux et même UNE seule agrafe?!? J’avais oublié que ça se pouvait.
La taille des bonnets, c’est bien le seul domaine où on préférerait conserver une moins bonne note. Tsé, j’trouvais que C c’était pas mal moi ça, mais bon… B+ ça va être correct aussi.
J’ai eu un bel allaitement. Rien à dire. Rien à part la méga gerçure qui a mit 2 mois à guérir parce que Belle Beauté regardait partout sans lâcher le morceau. Rien à dire. En fait, si, il y en aurait à dire.
Au printemps dernier, quand Belle Beauté avait environ 6 mois et que la rue déglacée m’a permis de sortir plus souvent, j’ai fait la connaissance de ma nouvelle voisine, qui avait emménagée durant l’hiver et que je n’avais pas eu l’occasion de saluer encore. Fait extraordinaire, je me suis tout de suite bien entendue avec elle et elle m’a dit quelque chose qui m’a fait un bien fou. «Ah oui! les premiers 6 mois, avant qu’ils se mettent à manger, l’allaitement, c’est vraiment prenant!» C’était un peu tard, mais ça a fait un petit béké-bobo sur mon coeur, qui s’était parfois senti coupable d’avoir désiré être ailleurs, à certains moments.
Je n’ai pas de jolies photos de moi en train de donner le sein, à part ma photo-joke de poutine, mais des souvenirs, j’en ai quand même. J’ai allaité l’automne, avec un minuscule bébé dans les bras (c’est bien parce qu’à ce moment là, elle pesait une plume et quart), l’hiver, dans la voiture stationnée, dehors, en abritant Belle Beauté dans mon manteau, au printemps, en désherbant le terrain, l’été, assise par terre en maillot de bain, en public, en privé, en balade, devant la télé, en mangeant, en me berçant, en m’endormant, en pleurant. «Néné» disait-elle en essayant de soulever mon chandail. Elle tétait, ses mains toutes menues farfouillant dans mes cheveux. Le sein gauche était son préféré.
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