Mon plus beau cadeau

20 juin 2009

C’était ma fête il y a peu et j’ai reçu quelques cadeaux. De ma maman, un joli sac avec des outils de jardinage pour la jardineuse-en-devenir en moi et de Fiston, un joli mot sur une boîte de déménagement.

Son premier mot. Écrit.

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Détrompez-vous, ce n’est pas étoile plein de fautes d’orthographe!

Et en passant, même si vous êtes mal pris durant un déménagement et que le seul endroit encore ouvert qui vend des boîtes c’est W-M, faites-vous un cadeau: n’en achetez pas.

J’ai augmenté ma moyenne

28 mars 2009

Il y a eu du ménage dans le tiroir à soutifs dernièrement. Les brassières parachutes, qui me servaient plus d’attelage que de soutien dorénavent, ont prit le bord. Belle Beauté et ma poitrine, c’est terminé. Quand j’ai rembarqué dans mes minis minis sous-vêtements, je me suis sentie toute nue. Quoi, deux et même UNE seule agrafe?!? J’avais oublié que ça se pouvait.

La taille des bonnets, c’est bien le seul domaine où on préférerait conserver une moins bonne note. Tsé, j’trouvais que C c’était pas mal moi ça, mais bon… B+ ça va être correct aussi.

J’ai eu un bel allaitement. Rien à dire. Rien à part la méga gerçure qui a mit 2 mois à guérir parce que Belle Beauté regardait partout sans lâcher le morceau. Rien à dire. En fait, si, il y en aurait à dire.

Au printemps dernier, quand Belle Beauté avait environ 6 mois et que la rue déglacée m’a permis de sortir plus souvent, j’ai fait la connaissance de ma nouvelle voisine, qui avait emménagée durant l’hiver et que je n’avais pas eu l’occasion de saluer encore. Fait extraordinaire, je me suis tout de suite bien entendue avec elle et elle m’a dit quelque chose qui m’a fait un bien fou. «Ah oui! les premiers 6 mois, avant qu’ils se mettent à manger, l’allaitement, c’est vraiment prenant!» C’était un peu tard, mais ça a fait un petit béké-bobo sur mon coeur, qui s’était parfois senti coupable d’avoir désiré être ailleurs, à certains moments.

Je n’ai pas de jolies photos de moi en train de donner le sein, à part ma photo-joke de poutine, mais des souvenirs, j’en ai quand même. J’ai allaité l’automne, avec un minuscule bébé dans les bras (c’est bien parce qu’à ce moment là, elle pesait une plume et quart), l’hiver, dans la voiture stationnée, dehors, en abritant Belle Beauté dans mon manteau, au printemps, en désherbant le terrain, l’été, assise par terre en maillot de bain, en public, en privé, en balade, devant la télé, en mangeant, en me berçant, en m’endormant, en pleurant. «Néné» disait-elle en essayant de soulever mon chandail. Elle tétait, ses mains toutes menues farfouillant dans mes cheveux. Le sein gauche était son préféré.

J’ai mis au monde une fille

23 janvier 2009

J’ai été mi-amusée, mi-angoissée de voir avec quel enthousiasme Belle Beauté voulait grimper sur mes talons hauts. Finalement, l’événement n’avait rien de symbolique car depuis, elle a autant joué à enfiler les bottes d’hiver de son frère que les espadrilles de l’Homme-Tuque.

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Comme vous pouvez le constater, j’ai commencé à lui faire des couettes! Mon côté Barbie refoulé commençait à s’impatienter un tantinet, d’autant plus que l’Homme-Tuque refuse toujours que je lui fasse percer les oreilles. Pfffffff! Enfin, maintenant j’ai réservé un espace pour elle dans mon tiroir de salle de bain, j’aime ça!

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Talons hauts, couettes et tutu… j’ai bel et bien une fille! Même si elle n’a pas toujours un regard de biche!

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Deux mille huit

2 janvier 2009

Sur la 9ième, on se souviendra de 2008 comme de l’année des badluck qui coûtent cher, des patentes qui brisent, des trucs perdus, des bidules volés et des dédales juridiques.

L’année qui s’est terminée a été marquée par la non sortie en camping estivale, la tente 2 places ne pouvant plus accueillir notre famille agrandie. L’investissement dans un modèle plus grand ainsi que dans un coffre pour le toit de la voiture sera-t-il pour 2009?

Nos invités et nous, n’oublierons pas 2008 parce que c’est l’année où nous avons construit notre patio et où nous avons enfin profité du terrain parce qu’il y avait plus de pelouse que de terre sous nos pieds!

Mes artisans craie-yonneurs et moi, nous rappellerons de 2008 parce que nous avons enfin eu de l’asphalte devant la maison. L’Homme-Tuque et moi, nous nous en rappellerons aussi chaque année en recevant notre compte de taxes et ce, pour les 10 prochaines années.

En 2008, Fiston a reçu son premier vélo à 2 roues et son premier vrai bâton de hockey et Belle Beauté est passée du lait maternel au gâteau au chocolat, du fauteuil vibrant à la marche avec bottes d’hiver. Les deux sont devenus des partenaires de jeux, des complices, des amours.

Qu’y aura-t-il de neuf sur la 9ième en 2009? Un iMac en remplacement de mon eMac défraîchit? Mes pieds à l’Université? Une chambre enfin peinte? Un Fiston sans p’tites roues, sans flotteurs? Une Belle Beauté qui parle? Qui dit NON? C’est à suivre!

Que 2009 vous apporte défis, bonheurs et plaisirs, petits et grands, du temps pour vous et pour vos amours!

Nous autres on sacre les enfants en pyj dans leur habit de neige et on s’en va glisser! Bonne Année!

Une fonctionnalité inusitée du patio en hiver

27 décembre 2008

En dessinant notre patio le printemps dernier, j’étais loin de me douter qu’il ferait une piste d’atterrissage parfaite pour le traîneau du Père Noël le mois de décembre venu!

Piste d

Drôles de vacances

1 décembre 2008

Ça commencé il y a un peu plus de 2 semaines. J’étais fatiguée, tannée, écoeurée. J’avais demandé à l’Homme-Tuque si je pouvais piocher dans le compte de primes-voyages et me magasiner une vacance de fille tu seule. Une nuit dans une auberge, un saut dans un spa ou un autre truc guidounne dans ce genre-là. Bin quoi, je le mérite. Je ressentais un grand besoin d’évasion, de solitude, de ressourcement.

Il avait dit oui. Ho yeah! J’étais contente.

Je suis tombée malade comme on trébuche dans l’escalier; la chute fût aussi brutale que soudaine. Un matin j’étais débout, le soir je ne l’étais plus. Alitée. Repos complet. De toute ma vie, je n’ai pas le souvenir d’avoir été si malade, même enfant. J’ai sentie qu’on m’avait tiré la plogue. Qu’on m’avait fait un force quit.

Dans la vie, il faut parfois faire attention à nos désirs. Je voulais du repos, des vacances; j’en ai eu. Repos complet, congé de repas, de lavage, droit de rester en robe de chambre toute la journée, de manger au lit, de prendre des bains seule. Il ne manquait que les massages et la piscine intérieure pour me croire en vacances au spa pour de vrai! Ah non, c’est vrai, au spa on se promène pas en bas de laine, fiévreuse, avec une couette laide.

N’empêche que cette maladie m’a fait du bien. L’année qui s’achève a été rought. Sur le body, le budget, le couple, la confiance. Des projets ont avortés, des imprévus nous ont ébranlés, des choix difficiles se sont imposés. Ça brassait en dedans.

Quand l’ordi va tout croche, on tient le bouton reset quelques secondes et après ça va mieux.

Ça va mieux.

Un genre de cordon coupé

13 octobre 2008

Cette fin de semaine de l’Action de Grâce a été caractérisée par une drôle de coupure. Fiston a joué dehors avec des amis sans son père ou moi. Une gang de 5-6 voisins/voisines, Fiston inclut, se sont amusés ensemble tout l’après-midi dans le boisé. Je ne pouvais m’empêcher de ressentir un certain inconfort devant cette nouvelle situation ainsi qu’un besoin impératif d’aller voir toutes les demi-heures comment ça se déroulait! J’ai dû me rendre à l’évidence que tout était sous contrôle et qu’il n’y avait rien à signaler. Des enfants qui jouent dans un boisé. C’est tout.

Juste avant le souper, quand je suis sortie chercher Fiston et que j’ai croisé un papa qui revenait du boisé avec son fils, je me suis dit que maintenant c’était ça, que nous étions rendu là.

4 ans c’est aussi ça.