Nom de domaine et autres naïvetés

6 août 2010

Je n’ai jamais aimé l’expression «première maison». Elle a commencé à me hérisser dès les premières démarches d’achat de notre propriété. Une première maison laisse entendre qu’il y en aura d’autres…! Or, comme pour mon premier amour, je m’imaginais qu’entre ma première maison et moi, ce serait pour la vie. Terminés les déménagements, cette fois-ci nous aurions amplement le temps de voir la déco passer de mode.

Comme pour mon premier amour, j’avais tord. Une deuxième maison il y aura.

Nous quitterons la 9ième. Nous avons décidé de vendre notre cottage et d’aller vivre à la campagne. C’était notre rêve au départ. Nous cherchons encore ce qui nous en a éloigné.

Mais, oh là. Oups! Notre nom de domaine!

En emménageant ici, notre rue nous a inspiré le choix de ce domaine. Puis le nom du présent blogue. J’ai vraiment cru au grand amour entre ma première maison et moi pour choisir un tel titre! Ne dit-on pas que la passion dure trois ans?

Je déménage donc, au réel comme au virtuel, et devrai redécorer, au réel comme au virtuel également! Ces changements stimuleront sans doute mon envie d’écrire et de bons sujets de billets maternité/ruralité s’annoncent, dans le plaisir et l’auto-dérision. Comme ici. Mais avec moins de bruit de tondeuse et une odeur de fumier de temps en temps.

Il y aura une place pour vous dans mes boîtes, si vous avez envie d’une poff de campagne. D’autres infos suivront le moment venu.

Et j’ouvre les commentaires à vos suggestions pour le titre de mon prochain blogue. Joa, mère et propriétaire résumerait bien mes sujets préférés, mais serait un peu long comme .com… Qu’en dites-vous?

Ce qui arrose le potager chez nous

27 juin 2010

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Est-ce un cône orange de travaux publics?

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Est-ce un gicleur fluorescent nouveau genre?

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Mais non… c’est une fusée!

Déniché il y a 3-4 ans, c’est LE jouet d’eau chez nous. Notre glissade d’eau aux boyaux gigotants est aussi pas mal non plus, mais pas aussi utile!

L’amitié des uns fait l’intimité des autres

30 mai 2010

Comme pour chaque étape de l’aménagement de notre cour, j’ai beaucoup yieuté chez les gens, réfléchi, posé des questions, dessiné… Pour dissimuler ma cour des regards des voisins, le processus s’est étendu sur 3 ans… puis s’est décidé en 48 heures.

Clôture de bois? De broche? De PVC?
Haie de cèdres? De feuillus? Taillée? Libre?

J’ai longtemps tergiversé entre la clôture de bois et la haie de feuillus. Puis, de nouveaux voisins ont emménagés à côté, et Fiston est devenu ami avec leur fils du même âge.

Ami. Comme. Dans. MEILLEUR. Ami.

Au début, je trouvais cela très cute entendre Fiston parler de son meilleur ami. C’était avant de réaliser que les amitiés à 5 ans sont très… fusionnelles.

Se sont ensuite enchaînés: ma fin de session, mon cours d’été à l’eau, ma recherche d’emploi infructueuse et le constat mi-décevant, mi-enthousiasmant que je passerais l’été dans la cours avec les enfants. Avec mes enfants dis-je bien…? C’était avant que ma voisine décide… d’ouvrir une garderie!

Après 48 heures de cohabitation entre mon quotidien + les meilleurs amis + la garderie…

Joa — Chéri, tsé notre beau retour d’impôt là… comme il est en grande partie attribuable au fait que je suis une pauvre étudiante qui s’endette dans le but d’améliorer son avenir professionnel, je me disais que j’étais en droit de proposer une dépense.

L’Homme-Tuque — De quel genre?

Joa — Je veux une haie. Pis fuck les feuillus, je veux des cèdres. C’est vert tout le temps, des cèdres. Des gros cèdres bin épais. Pis tout le tour du terrain. Je me suis informée, et ce serait mieux de les planter avant la Saint-Jean-Baptiste alors, je te propose la fin de semaine du 5 et du 6 juin.

L’Homme-Tuque — C’est quand ça?

Joa — La semaine prochaine.

L’Homme-Tuque — iiiiiiii t’es pressée!

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Être pressée, c’est dans mes habitudes, je veux tout, tout de suite. Mais être décidée aussi rapidement, c’est moins fréquent. Je suis plutôt tataouineuse à mes heures. Je tataouinais depuis 3 ans sur mes haies, mais il ne suffit que 48 heures de cette cohabitation imposée pour prendre ma décision.

À suivre dans le prochain épisode: les proprios sur la 9ième plantent une haie all by themselves. Parce qu’à la dernière minute comme ça, à peu près personne n’est libre pour nous aider!

À moi jardinage en top de bikini… quelque part comme dans 3 ans!

Changement de rythme

2 mai 2010

La session d’hiver est enfin terminée.

On se souviendra que je me suis désistée de mon bac par incapacité à suivre le programme à temps complet (5 cours). Depuis, j’arrive à prendre quelques cours en m’inscrivant dans d’autres programmes (micros et certificats) et en grappillant les crédits ici et là. Je me retrouve, avec mon statut à temps partiel et mes inscriptions dans des programmes de seconde importance, comme une sous-étudiante.

Pour arriver à suivre les cours que je désire, je multiplie les demandes d’admission et les inscriptions. Car une sous-étudiante n’a pas priorité dans l’inscription aux cours. Son choix de cours est placé en dessous de la pile et elle se bute souvent à des cours complets. Sans oublier qu’on ferme son dossier si elle ne s’inscrit à aucun cour dans une programme pour une session. Misère.

Malgré ces acrobaties administratives, je réussis très bien. Je travaille avec sérieux et rigueur. La quasi absence de niaiseries en ce blogue en témoigne. Je suis restée bien fidèle à mon traitement de texte. À peine quelques facebookineries ou twittailleries pour alléger mon quotidien.

La session d’hiver maintenant terminée, je me préparais pour une session d’été intensive… devinez! Complet. Je cherche donc une job d’été. Pas la meilleure, juste une job ordinaire. Pour garder mon cerveau allumé sur les mots ou les images, en échange de quelques chèques.

Après un petit intermède blanc qui nous a prit au dépourvu (j’avais rendu les bottes et l’habit de neige de Belle Beauté à la maman qui me les avaient prêtés!), je peux redonner la fonction d’entrée principale à la porte-patio et enfiler mes chaussons noircis par la terre. Chaque année, l’Homme-Tuque et moi, on se dit qu’on va acheter un tapis pour l’été… Mais on utilise encore un linge à vaisselle!

Hier, j’ai eu un peu de temps pour ouvrir mon cahier de projets. Ouf! Il y a du ménage à faire…! Par quoi commencer cette année? Le panneau-treillis sans aucun doute. Il faut refaire le plan d’aménagement; je ne sais pas où la feuille a passée, mais elle est presque toute effacée. Terminer le module de jeux. Trouver des grimpantes pour la pergola. Ces projets qui sortent des abrutissantes tâches ménagères me ragaillardissent.

Ma pergola «fenêtre sur la cour»

23 février 2010

L’orientation de notre terrain nous permet de profiter du soleil de la fin de l’avant-midi jusqu’au coucher. Je me félicite encore d’avoir choisi le «bon» côté de la rue! Mais après 2 étés à surveiller mes petites grenouilles dans la piscine soufflée, le front au gros soleil, un petit coin ombragé était devenu indispensable.

Une structure en métal recouverte d’une toile et munie de moustiquaires aurait sans doute assumée cette tâche, mais je ne trouve pas ces machins très élégants et les toiles finissent inévitablement par pâlir et se fragiliser au soleil… L’idée d’une pergola recouverte de verdure me plaisait tellement plus!

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Sauf qu’une pergola recouverte de vigne, aucune grande surface n’en n’offre toute prête dans une boîte! Voilà pourquoi il est impératif de toujours conserver du papier quadrillé à la maison…!

Contrairement aux rampes, je n’ai pas imaginé la pergola, mais j’ai adapté sa construction à ma terrasse, à partir d’une photo tirée de cette revue.

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Elle a 3 côtés. Le plus long, celui qui apportera de l’intimité à mon coin repas/détente, mesure 14 pieds, soit la largeur de la terrasse. Le plus petit côté mesure 5 pieds et sert principalement d’appui, mais il nous cachera de la vue des passants. Le 3e côté mesure 12 pieds et forme la «fenêtre sur la cour». Il est essentiel à la structure, mais exagéré volontairement pour former un cadre à travers duquel nous admirerons la cour. J’imagine un massif devant cette ouverture… Du moins pour l’été qui vient, j’y verrai notre potager 2.0.

Au départ, j’imaginais des écrans sur la pergola du côté «voisins». Puis, j’ai pensé que cela la surchargerait peut-être. Je songe maintenant à créer un motif avec du fil (de chanvre? de fer?) pour que les grimpantes s’y accrochent et recouvrent la structure.

Tant d’étapes avant de profiter de mon coin d’ombre… Je me procurerai sans doute un chapeau en attendant pour pallier la situation. Et quel article de style pour jardiner…!

Mes rampes : le barrotin réinventé

7 février 2010

Quelque part dans ces pages, j’ai affirmé que j’étais une conductrice prudente. C’est vrai. Mais j’ai négligé un détail: j’adore regarder les maisons. Selon mes fixations, j’observe tantôt les numéros de portes, tantôt les luminaires, tantôt les rampes afin de voir ce qui se fait, ce que j’aime, ce qui serait beau chez nous. Cette habitude peut me conduire à ralentir à ma voiture pour satisfaire mon besoin de «zieutage». Je l’avoue, je suis une conductrice imprudente (ou agaçante!) à l’occasion, distraite par les beautés de l’architecture.

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Je m’inspire donc beaucoup dans les rues. Il m’arrive de faire des détours dans les vieux quartiers et de m’arrêter pour photographier des éléments architecturaux ou des maisons qui m’accrochent. J’aime le style des vieux bungalows, ceux au toit asymétrique et à l’immense cheminée de pierre.

Je m’inspire aussi sur la toile et dans des revues. Je laisse mûrir mes observations jusqu’à ce que mon idée se précise. Alors, je sors mon papier quadrillé et je dessine.

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Mes rampes de rêves auraient été forgées par un artisan d’un motif abstrait et unique, un peu comme celui-ci, saisi en 2007 à l’International Flora de Montréal. Mais je ne suis pas la première à avoir un budget inférieur à ses goûts!

Le bois a comme avantage d’être facile à travailler. Mes rampes seraient donc construites à partir de ce matériau. Mais je cherchais une façon originale de fabriquer une rampe en bois… La rampe économique faite de barrotins carrés précoupés et d’une main-courante en 2×6 était proscrite, et les barrotins tournés de style campagnard ne convenaient pas à l’effet que je recherchais.

Le motif est simple, proche de la rampe traditionnelle, mais quand même inattendu. J’ai travaillé les lignes et la forme rectangulaire, pour rappeler le motif de la fenêtre en appentis que l’on entrevoit sur cette photo.

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Les rampes avant et arrière sont semblables, mais à l’avant, je planifie ajouter un écran inspiré des années 50. J’y intégrerai des tiges de bambou et, au lieu des pelles l’hiver et des bicyclette l’été, je planterai une belle grimpante rouge, sans doute une Scarlett O’Hara, comme touche finale.

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Les barrotins carrés, les main-courantes ainsi que les capuchons sont disponibles dans les grandes surfaces de rénovation.

Aguiche

30 novembre 2009

Entre les travaux de session et les envies de décorer la maison (j’ai attendu l’inspiration et maintenant qu’elle est là, il n’y a plus de place dans ma tête!) je travaille sur le nouveau décor de mon blogue. Je traîne mon ordinateur portable partout et au lieu de plier du linge devant la télé, je fais du Photoshop. Mauvaise ménagère! J’entends déjà crier au manque de bobettes…!

L’envie de vous en montrer un bout est forte, forte, forte! Forte comme ma Belle Beauté qui fait des gros muscles quand je lui demande. «Fotte, fotte, fotte maman!»

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Vert inspiré de mon fond d’écran

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Rose aussi inspiré de mon fond d’écran

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Mauve, ma nouvelle couleur chouchou

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Jaune, ma deuxième nouvelle couleur chouchou

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Ou rester dans mes bonnes vieilles couleurs pantouffles? Ou autre chose?

Depuis que j’ai installé la nouvelle version de Wordpress (vous ne voulez pas savoir avec laquelle je travaillais!) je suis ni plus ni moins qu’en feu! Les projets abondent, débordent. J’ai le piton créatif à on. En me promenant dans le boisé avec les enfants, les plantes m’inspiraient et j’ai fait ma propre couronne de Noël.

En feu, dis-je, je suis un incendie!