Nouvelle allergie
Mon Homme-Tuque revient d’un truc de congrès d’informatique de je ne sais pas quoi. Il a un gros name tag Microsoft dans le cou. Première affaire qu’il me dit:
L’Homme-Tuque — As-tu remarqué comment je porte mon name tag?
Joa — Heu… non. J’aurais dû?
L’Homme-Tuque — Je le porte par dessus mon capuchon.
Joa — Ah..?!?
L’Homme-Tuque — Sinon il touche mon cou et ça me donne des boutons. Mon corps le rejette.
Gageons qu’il ne remplacera pas sa vieille tuque de pêcheur par celle qu’on lui a remis là-bas!

Tranches de citrouilles
Je me suis levée jeudi avec l’envie d’aller dans la grande ville magasiner les costumes d’Halloween. Fiston a choisi un horrible costume moulant d’Optimus Primus avec un masque en plastique cheap. Je me demande si le dit costume va toffer la run. Moi j’aurais davantage vu mon grand garçon en beau Indiana Jones, mais bon. J’en ai acheté un à l’Homme-Tuque à la place pour après la course aux bonbons.
Belle Beauté pour sa part est tellllllllllllllllement cuuuuuuute dans son costume de coccinelle. Non, pas en princesse. Surtout pas en princesse.
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Fiston — Maman, est-ce que je peux manger les araignées en jujubes?
Joa — Oui, mais pas toutes les araignées.
Fiston — Non non, je vais les manger une par une!
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Joa, apercevant son chum la main dans la boîte de palettes de chocolat pour l’Halloween — Ça serait l’fun qu’il en reste pour l’Halloween!
L’Homme-Tuque — Je fais du contrôle de qualité.
Joa — Ouan… dit-elle en plongeant elle aussi la main dans la boîte et en s’envoyant 2 Kit Kat et 3 Aero.
Le jour et la nuit
Mes 2 accouchements, comme mes 2 enfants, c’est le jour et la nuit. D’ailleurs le premier est né le jour, la deuxième, la nuit. Laissez-moi vous raconter la nuit.
Ma DPA était dépassée depuis plusieurs jours, je collectionnais les rendez-vous à la Maison de naissance et les trucs pour convaincre Cocotte de venir au monde. Heureusement, mes sage-femmes étaient super relax avec ça et me faisaient entièrement confiance. «C’est toi le meilleur juge de la santé de ton bébé. S’il bouge comme d’habitude, on continue à attendre.»
Les gens autour de moi étaient nerveux. Moi, une fois ma DPA passée, je suis devenue très calme… mais très intolérante! Mon instinct de nidification ne s’exprimait pas en ménage extrême mais en pas touche à ma bulle familiale extrême. Je ne voulais voir personne, parler à personne et refusait qu’on me prenne Fiston pour quelques jours. J’avais besoin de sentir ma famille unie et heureuse. J’avais l’impression que je n’accoucherais jamais sans cela!
Le lundi 24, j’avais rencontré K qui m’avait donné sa recette pour l’huile de ricin et avait pratiqué un décollement des membranes. Le mardi 25, je m’étais préparé un lait frappé pour accoucher qui m’avait donné davantage mal au coeur qu’autre chose. Le lendemain, à ma 42e semaine de grossesse, si je n’avais pas encore accouché j’aurais l’obligation d’aller à l’hôpital. Il n’en était juste pas question. Je me sentais en sursis.
La veille du fameux jour H, après le souper, j’avais proposé à l’Homme-Tuque d’aller marcher dans le bois derrière la maison. Il avait accepté pour me faire plaisir, les marches c’est pas trop son truc. Je n’ai pas eu à marcher longtemps avant d’avoir des contractions.
«Chéri, c’est peut-être ce soir qu’elle va arriver haha!» que je disais à l’Homme-Tuque. Marche, marche, plaisante. Il faisait beau, il faisait chaud, on essayait de se détendre. «Chéri, plus ça va, plus je pense que c’est vrai là, elle va arriver ce soir..!» Pas de montre, impossible de calculer la fréquence des contractions. On a quand même poursuivi notre promenade. «Chéri, ça n’arrête vraiment pas là, je pense qu’on devrait rentrer à la maison!» Et sur le chemin du retour… «Chéri, on marches-tu un peu plus vite?»
De retour à la maison, j’ai téléphoné à K pour l’avertir que c’était le bon soir.
K — À quelle fréquence sont tes contractions?
Moi — Je sais pas, je marchais, je n’avais pas de montre. Je vais prendre un bain, je vais calculer ça et je te rappelle.
K — Ok, à tantôt!
Je suis allée prendre un bain. Toujours des contractions. Je pensais que l’Homme allait venir voir comment j’allais et m’apporterait un cadran, quelque chose, pour que je calcule mes contractions. J’attendais. Il ne venait pas. Je l’ai appelé. Pas de réponse. Grrrrrrr! Ok, fuck le calcul, j’étais certaine que c’était le bon moment. J’ai essayée de sortir du bain… iiiiiiii pas facile..! J’ai appelé l’Homme encore… qui n’est pas venu. Câlissss! Heureusement, j’ai fini par m’extirper du bain sans me casser le cou.
Finalement, l’Homme est arrivé..!! «T’étais où câliss!?!» que je lui ai demandé. «Bin, en bas! J’avertissais la job que je serai pas disponible pour les prochains jours!» qu’il m’a répondu innocemment. Après quelques reproches bien sentis, tout s’est passé très rapidement: le téléphone à ma mère, les ordres lancés en vrac à l’Homme et les explications à Fiston. Les contractions étaient de plus en plus rapprochées et de plus en plus douloureuses alors je faisais vite. Nous avons pagé K mais c’est l’Homme qui lui a parlé car je n’arrivais déjà plus à tenir une conversation. Il était environ 20 heures.
Ma mère est arrivée. J’ai dû laisser passer une contraction avant d’aller ouvrir la porte. «Les couvertes sont là, servez-vous dans le frigo.» Et nous avons sauté dans la voiture.
Une heure de route que nous devions faire. Une heure. Je savais que l’Homme-Tuque roulait vraiment vite, mais je n’osais pas regarder le compteur. D’ailleurs je n’ouvrais même pas les yeux, j’étais déjà complètement dans ma bulle de travail. La seule phrase que j’ai prononcée de tout le voyage c’est «Ça me donne mal au coeur quand tu changes de vitesse.»
Nous sommes arrivés à la Maison de naissance vers 22 heures. Je suis sortie de la voiture, j’ai prit une pause contraction avant d’entrer, une pause contraction avant de gravir l’escalier et une pause contraction avant d’entrer dans ma chambre. Je me suis assise sur le lit et j’ai vu 4 belles filles, là, pour moi, juste pour moi, juste pour l’arrivée de mon bébé. Il y avait K et une stagiaire, J et une autre stagiaire. On s’est présenté, on a fait des blagues, on a rigolé. Ça n’a duré qu’un instant car Cocotte s’en venait et nous l’a bien rappelé. Chacune a reprit son rôle. K et moi avons échangé un peu. Je suis restée assise sur le lit, ça m’allait pour le moment.
L’ambiance s’est installée rapidement. Les contractions allaient bon train. J’étais détendue.
K voyant que ça allait trop bien, m’a proposée de me lever et de m’installer sur le banc de naissance. Assise et immobile sur le lit, les contractions passaient sans problème en respirant profondément. En me levant par contre, j’ai senti une grande pression vers le bas qui m’a sciée en deux. J’ai laissée échapper un cri. J’étais surprise par l’intensité de la douleur et j’ai eu du mal à marcher jusqu’au banc de naissance qui n’était pourtant qu’à 1 mètre devant moi.
Accroupie sur le banc de naissance, les contractions étaient alors très intenses. Je me berçais à l’aide d’un trapèze suspendu au plafond dans un état conscient et second tout à la fois.
Je ne sais trop quoi ajouter sur cette période de l’accouchement… C’était si introspectif… C’était comme méditer. Comme une transe. Il ne se passait rien et tout en même temps.
À un moment, je me souviens d’avoir manqué de courage. J’ai dit «Ça descend et j’aime pas ça» mais K m’a répondu «C’est ton bébé Joa qui s’en vient, c’est normal» et mon chum a ajouté «T’es belle ma femme.»
À ce moment, le travail achevait, mais je le savais pas encore.
Belle Beauté, Good feeling, L'Homme-Tuque | Commentaires (7)Premiers pas et autres nouvelles
Belle Beauté s’élance sur 2 pattes, multiplie les bleus dans le front et croque à pleines dents dans les nectarines. Elle ADORE se promener dans le siège de vélo.
Fiston manie le tournevis et sait changer les piles des affaires qui demandent un tournevis pour changer les piles. Seul garçon du coin, il y a des harems de filles qui l’attendent dehors pour jouer.

L’Homme-Tuque inaugure la code à linge avec les bavettes. Comme il pleut un jour sur deux, je me sauve la job de les laver aussi! qu’il dit. Les jokes auxquelles j’ai eu droit pendant les travaux..! Je vais aller dehors contempler mon érection… de poteau!

Et moi, et moi, et moi..? Les astres s’alignent pour me trouver des contrats. L’automne se pointe. J’ai des envies de ragoûts et de décoration. À part le module de jeux… tous nos projets d’été ont été réalisés! Yé! Peut-être qu’on va réussir à terminer nos projets de l’hiver dernier?
Belle Beauté, L'Homme-Tuque, La maison chez nous, Vie de tribu | Commentaires (7)Je suis seule
L’Homme-Tuque vient de partir avec les zenfants pour la journée. Objectif: ne revenir qu’après le souper.
Je me sens comme la Madame dans l’annonce qui coure partout dans la maison en pitchant sa brassière sauf que moi je n’ai même pas prit le temps d’en mettre une ce matin et qu’après 5 minutes je ne dirai pas «les enfants me manquent déjà». Je les aime mes enfants, mais là, à part la demi-journée où je suis allée faire les soldes en ville, je suis tout le temps avec eux! Une mini journée de congé, en 11 mois, je pense que j’abuse pas hein?
Surtout que j’ai une maudite bonne raison: je dois travailler! Mettre en branle un projet, faire des maquettes et ne pas trop écouter la petite voix qui me dit que je dois être hot parce que tout le monde va voir ça, tout le monde va savoir que c’est moi qui l’a fait et commenter. J’ai la chienne. Je n’ai pas travaillé depuis… ouf! D’autant plus que si j’ai décidée d’arrêter c’est parce que je ne me trouvais pas géniale et que ça me virait à l’envers de devoir toujours produire des affaires écoeurantes avec des budgets de crève-faim. Pression, pression, pression. Capoute. Pu capable.

- Photo tirée de Kodak Kaput, modèle J’ai passé 5 minutes dans la flotte, 2008.
Alors je regarde le beau bouquet que m’a apporté Fiston tantôt, je me suis fais une 2e batche de café (déca quand même), je lis 2-3 autres blogues dont les aventures hilarantes du Grumeau et je fais un sprint boulot avant le dîner.
Je suis fière de moi. J’ai laissé l’Homme-Tuque prendre en charge tout seul sa journée avec les petits. Pas de suggestions de sortie, pas de double checkage des vivres, pas de question sur sa santé et aucun représentant n’ira chez lui. J’ai juste trouvé le chapeau qui s’agence avec le maillot de bain de Belle Beauté. Minuscule coquetterie de ma part. Wow. Je sais déléguer. Après la gestion capillaire, je suis sur la voie du non control freakage. *insérer les applaudissements ici*
L'Homme-Tuque, Les cordes à linge, Travailler c'est trop dur, Vie de tribu | Commentaires (2)Mais vieillir..! comme disait Jacques
Ce billet m’a été inspiré par une visite chez Yano où j’y ai entendu sa «toune de feu de camp du moment».
L’Homme-Tuque a 31 ans. Mais depuis que je le connais qu’il dit que là là, à son prochain anniversaire, il sera officiellement «vieux» et qu’il lui faudra arrêter de fumer/faire du sport/perdre ses cheveux/bla bla bla. Moi ça me fait bien rire à chaque fois parce que j’ai craqué pour lui justement à cause de son air fripé et son côté bum. Je ne savais pas qu’il y avait en dessous de ses mèches blondes et son t-shirt de skate de belles qualités d’amoureux et de papa, mais je m’égare…
Tout ça pour dire que malgré qu’il ait eu 25 ans, puis 30, qu’il ait eu 1, puis 2 enfants, acheté une maison et prit une assurance pour sa vie, il ne se voit pas encore comme un «adulte». Mais..! il scrute chaque petit détail, chaque petit signe qui pourrait faire de lui «un vieux».
Avec les années, il a dressé une liste personnelle de ces choses. On y trouve par exemple: «T’es rendu vieux quand tu baisses le son au feu rouge parce que tu as un peu honte de ta musique préférée.» Ou parce que maintenant que tu as des enfants tu te soucie de ce qui se passe autour de ton nombril. Mais c’est juste mon ajout.
J’étais avec lui quand il a fait l’expérience du plus important événement dans le genre, le moment où comme un éclair, sa jeunesse lui a fait un gros f*ck y**. En faisant l’épicerie en famille, nous avons entendu une toune de NIRVANA à la radio. Et pas n’importe laquelle là. Une pas fine chanson, une vraiment méchante pour laquelle des parents ont déchirés leur chemise dans les année 90. À la radio. À l’épicerie. Quand Kurt se défait la voix et pète sa guitare entre Marie-Chantal Toupin et Garou, c’est clair que t’es vieux.
L'Homme-Tuque, Les cordes à linge | Commentaires (7)Ça s’en fait des idées!
Je regardais Belle Beauté monter l’escalier quand l’Homme-Tuque s’est arrêté 2 secondes pour me caresser une fesse.
L’Homme-Tuque — Hum… pas de bobettes…
Joa — …
Il recaresse la fesse pour vérifier.
L’Homme-Tuque — Ah non… culotte brésilienne… Hum…
Joa — …
Il rerecaresse la fesse, cette fois-ci de manière très technique puis relève discrètement un coin de jupe.
L’Homme-Tuque — Ah non! BPC…
Joa — !!!





