Qu’est qu’on ne ferait pas pour un café
Surtout le lendemain matin d’une longue journée, qui a débordée jusque dans la nuit, passée au grand ménage de la cuisine à cause d’une bibitte ayant élu domicile chez nous.
Belle Beauté ayant brisée la carafe à café, dans le brouhaha de la cuisine hier, en y déposant (< euphémisme!) une bouteille à épices, j'étais résignée à sortir me chercher un café chaud pour me décoller un peu les yeux ce matin. Mais mon Homme-Tuque ayant toujours (c'est le festival des ayant ce matin!) des idées de génie, voici plutôt ce que j’ai fait!

Ce grand ménage maintenant derrière moi, je suis quand même contente de l’avoir fait, car j’en rêvais secrètement depuis longtemps! Depuis 2 ans que j’utilise ma cuisine, je trouvais que certains articles avaient été placés dans les mauvaises armoires m’occasionnant des pas inutiles et il y avait des trucs qui franchement, avait besoin d’aller voir ailleurs! Comme ces bols à crèmes glacés jamais sortis de leur boîte ou cette poêle tordue qui ballottait sur ma nouvelle plaque de cuisson.
J’adore faire du grand ménage, je suis une jeteuse! Oups, une donneuse!
(Mes)aventures, La maison chez nous, Les cordes à linge, Mon mec à moi | Commentaires (3)Les enfants des autres, chapitre 1
Quand on devient parent, il y a une tonne de choses auxquelles nous ne sommes pas préparés. En commençant par l’intensité de la succion d’un nouveau-né, la virulence d’une première gastro ou la facilité avec laquelle nos chérubins arrivent à nous faire sortir de nos gonds. Avec le printemps et la multiplication des sorties extérieures, j’expérimente une nouvelle forme de contrariétés: les ti-zamis voisins pas toujours fins-fins.
Fiston, du haut de ses 4 ans et demi, essaie de s’intégrer aux enfants du quartier qui sont quasiment tous déjà amis car ils (ou leurs frères et soeurs) fréquentent ou ont fréquenté la même garderie. Fiston est un garçon qui aime la compagnie des autres enfants, il invente des jeux, placotte sans arrêt, rit, court: c’est un garçon énergique qui va spontanément vers les autres. Mais il se bute régulièrement à ceux qui ne l’apprécient pas et réagit en étant désagréable à son tour. Je l’observe et je discute avec lui, j’essaie de l’éclairer sur les «bons amis», je tente de lui faire prendre conscience de ses comportements… J’essaie d’assurer un brin comme maman quoi!
Sauf qu’il y a des situations où je me fais ramasser, où là carrément, je ne suis pas préparée à intervenir. Comme cette semaine, lors d’une partie de hockey improvisée entre les enfants du coin, alors qu’un garçon a frappé Fiston à une jambe avec son bâton. J’ai interpellé le petit pour avoir des explications (ou des excuses!) qui m’a répondu de manière insolente sans du tout être désolé. Il l’avait carrément fait exprès et s’en justifiait! C’est là où je ne suis pas préparée à intervenir, exactement là. Jusqu’où je peux me permettre de réprimander les enfants des autres? C’est clair que je ne peux pas laisser passer ça mais jusqu’où je peux intervenir? J’ai répondu au garçon et d’autres enfants plus vieux m’ont secondé, mais la situation me laisse un goût amer.
Mon enfant et les voisins. Moi et mes voisins… qui sont aussi des parents. Une autre dimension, une nouvelle tracasserie à suivre cet été…
(Mes)aventures, La chair de ma chair | Commentaires (5)C’est un G, un A, un S, c’est un T avec un R, …
Le lendemain d’une soirée et d’une partie de la nuit à l’urgence, je m’informe auprès de Fiston sur son expérience de la veille. C’est l’Homme-Tuque qui est allé s’offrir en sacrifice aux microbes à l’hôpital l’a accompagné car je me relevais d’une petite mais quand même handicapante gastro. Je m’attends à ce qu’il me décrive, encore impressionné, l’appareil de radiographie ou encore la douleur de la prise de sang. Mais non. Tout ce qu’il trouve à me dire c’est «Il y avait vraiment beaucoup de chaises maman!»
Ah bin coudonc! Lui qui la veille me faisait rire et freaker en même temps en me parlant du bateau dans sa tête, de sa bouche qui n’avait plus de place pour l’air, des SCROUINTCH! SCROUINTCH! SCROUINTCH! dans sa tête et de ses jambes qui ne bougeaient plus… Le délire d’une fièvre trop élevée. Un contenant d’acétaminophène collé qui refuse de s’ouvrir. Un tit bonhomme de 4 ans en convulsions.
«Maman, c’était l’fun l’hôpital hier. J’ai eu plein de collants!» Ouais, c’est ça. Pis ta mère, des cheveux blancs.
(Mes)aventures, La chair de ma chair | Commentaires (2)Léon le poisson

Voici Léon. Léon le poisson.
Fiston capote sur ce Léon-là. Mais moi Léon, il me fait penser à ce Léon-ci. C’est un poisson suicidaire: il a tout le temps l’air mort!
Fiston — Maman, Léon il fait dodo en forme de mort.
Il nous a fait le coup 4-5 fois, de dormir en forme de mort. À croire qu’il avait 9 vies.
Mais finalement, il est mort pour vrai.
Et nous en avons acheté Léon II.
Léon II se porte bien, même très bien! J’aimerais vous mettre une photo mais vous savez ma luck avec les kodak ces temps-ci…
(Mes)aventures, La chair de ma chair, Les cordes à linge | Commentaires (6)Tombée dans les vap’
J’ai mon permis de conduire depuis l’âge de 18 ans mais je conduis une voiture sur une base régulière depuis 4 ans seulement, ma mère n’ayant jamais voulu me laisser conduire la sienne. J’ai jamais compris. Je conduis pourtant trèèèèès bien. Une matante sur 4 roues qui signale ses intentions, même dans les parkings, surveille ses miroirs, fait ses angles morts, respecte les limites de vitesse, ne se stationne jamais en double, s’engage dans la bonne voie en tournant sur un boulevard à 4 bandes, et surtout, qui s’arrête à une jaune au lieu d’accélérer parce que passer à moitié sur la rouge, c’est passer sur la rouge, mais on dirait que tout le monde s’en fou!
Au début, avec notre tite Golf, je courais mettre de l’essence aussitôt que je voyais le signal lumineux s’éclairer. J’avais une peur bleue des pannes d’essence, un traumatisme de mon enfance.
Mais, avec l’expérience, j’ai appris à reconnaître le délai… la période de grâce entre le moment où le signal allume et où le réservoir est vraiment vide.
Un jour, revenant de chez ma mère, j’avais oublié de mettre de l’essence au petit poste avant d’entrer sur l’autoroute. «Bah, j’irai au petit poste au village Untel.» J’étais loin de me douter que le-dit poste à essence était FERMÉ LE DIMANCHE! J’avais l’air fine! J’étais à mi-chemin entre chez ma mère et chez moi. Alors j’ai roulé lentement et j’ai prié pour ne pas tomber en panne.
On arrive quand même à faire un bout sur un fond de tank!
À partir de ce moment, j’ai commencé à étirer mes pleins d’essence.
Ah! Juste un peu au début! J’arrêtais en revenant plutôt qu’en y allant. Je maximisais mes déplacements en y allant juste quand je passais dans le coin…
Un matin, la semaine dernière, apercevant le voyant lumineux à ON: «Ah! Je vais aller porter les enfants et j’irai avant d’aller les chercher…»
Plus tard, en après-midi: «Je vais aller faire l’épicerie et j’irai après.»
Après l’épicerie: «Je vais aller chercher les enfants et j’irai en revenant.»
En partant de la garderie: «Bah… je vais me rendre à la maison. J’ai un chèque à déposer demain, j’irai à ce moment-là…»
Sauf que la tite Golf a commencée à tousser sur le chemin du retour… J’ai pensé «panne d’essence» + «enfants affamés hurlant et pleurant sur le bord de la route». J’ai trouvé que ce serait une bonne idée de tourner LÀ LÀ au poste à essence juste là.
La Golf s’est arrêtée à 2 mètres de la pompe. Osti, je riais.
Je suis sortie pour voir si le pistolet allait se rendre jusqu’à ma voiture.
RI.DI.CU.LE.
Une panne d’essence à 12 pouces de la pompe. J’étais pliée en deux.
Là, j’aurais voulu être blonde pour aller faire ma nunuche épaisse au monsieur à côté qui lavait son pare-brise «Excusez-moi mon beau monsieur, ma voiture ne roule plus, je ne comprends pas, pourriez-vous m’aider?» mais bon, je suis brune et encore assez consciente alors je lui ai demandé de m’aider à la pousser jusqu’à la pompe parce que j’avais trop abusé de ma période de grâce.
50$ plus tard, je rentrais chez nous, encore crampée de ce qui venait de m’arriver et heureuse d’avoir appris 1 nouvelle chose:
• en mettant le bras de vitesse au «neutre» je peux pousser ma voiture! WOW!
Je range ça dans mon tiroir «affaires de gars bin bin pratiques à savoir» avec «comment booster un char» et «comment changer un pneu».
Dire qu’il y a des filles qui savent même pas où mettre le lave-vitre!!!
(Mes)aventures | Commentaires (11)Drôles de vacances
Ça commencé il y a un peu plus de 2 semaines. J’étais fatiguée, tannée, écoeurée. J’avais demandé à l’Homme-Tuque si je pouvais piocher dans le compte de primes-voyages et me magasiner une vacance de fille tu seule. Une nuit dans une auberge, un saut dans un spa ou un autre truc guidounne dans ce genre-là. Bin quoi, je le mérite. Je ressentais un grand besoin d’évasion, de solitude, de ressourcement.
Il avait dit oui. Ho yeah! J’étais contente.
Je suis tombée malade comme on trébuche dans l’escalier; la chute fût aussi brutale que soudaine. Un matin j’étais débout, le soir je ne l’étais plus. Alitée. Repos complet. De toute ma vie, je n’ai pas le souvenir d’avoir été si malade, même enfant. J’ai sentie qu’on m’avait tiré la plogue. Qu’on m’avait fait un force quit.
Dans la vie, il faut parfois faire attention à nos désirs. Je voulais du repos, des vacances; j’en ai eu. Repos complet, congé de repas, de lavage, droit de rester en robe de chambre toute la journée, de manger au lit, de prendre des bains seule. Il ne manquait que les massages et la piscine intérieure pour me croire en vacances au spa pour de vrai! Ah non, c’est vrai, au spa on se promène pas en bas de laine, fiévreuse, avec une couette laide.
N’empêche que cette maladie m’a fait du bien. L’année qui s’achève a été rought. Sur le body, le budget, le couple, la confiance. Des projets ont avortés, des imprévus nous ont ébranlés, des choix difficiles se sont imposés. Ça brassait en dedans.
Quand l’ordi va tout croche, on tient le bouton reset quelques secondes et après ça va mieux.
Ça va mieux.
(Mes)aventures, Good feeling, Sortez-moi de moi | Commentaires (10)Géniale et pouiche
Je me suis trouvée vraiment géniale en fin de semaine quand j’ai eu l’idée de corder mes fenêtres de sous-sol sur le patio pour les laver au boyau d’arrosage. Que celui qui n’a jamais paressé me jette la première pierre.
Mais je me suis trouvée vraiment pouiche quand j’ai roulé sur mon fil de tondeuse en coupant le gazon. On apprend de ses sautages de breaker!
(Mes)aventures, La maison chez nous | Commentaires (8)


