Sites Flash > Pucapab
Ok, c’était bien hot les sites Flash en 1999, mais là, on peux-tu en revenir? Parce que tsé moi quand je consulte un catalogue et je que veux montrer un bidule à ma mère, qui ne fait pas la différence entre ses courriels et MSN, comment voulez-vous que je fasse? «Ok m’man, va sur ce site, attends la fin de l’animation, clique français, ensuite produits, ensuite pré-scolaire, ensuite tu verras une liste déroulante là et choisi *nom du bidule*.»
Come on les gars. Mettez du Flash où ça en vaut vraiment la peine. Essayez pas de vendre ça à Chose Bine qui vend des clôtures!
Les cordes à linge, Sortez-moi de moi | Commentaires (3)Sans me relire, il faut le faire
Maudit que je suis déprimée. Le 1er mars s’en vient, je dois penser à m’inscrire à l’école. Ça fait des heures que je fouille sur Internet, que je visite les sites de Universités, des Cégeps et même des écoles professionnelles à proximité. J’ai pas d’idées. Je suis rendue à envisager comptable agrée comme future job. C’est vraiment le fond du fond.
Je suis peut-être juste pas faite pour travailler? Une désadaptée du travail, allergique aux horaires et terrorisée à l’idée de se lever tous les matins en ayant un but. Je suis sûrement traumatisée par le travail. Ou alors j’ai tellement pas confiance en moi que je ne peux pas imaginer que quelqu’un pourrait bien vouloir de moi comme employé. Alors c’est pour ça que j’ai un blocage. Que j’arrive pas à me décider. Je me trouve bonne en rien mais pas mauvaise en plusieurs affaires. Sans talents, sans passions, sans loisirs, sans intérêts particuliers. Rien qui dépasse. Mais je doute! Ça! Tout le temps.
Rester à la maison et élever mes enfants? Non. Pas capable. Un moment donné, j’ai comme une overdose de parcs et de bricolage.
J’envie ceux qui ont toujours eu un chemin tracé, une super passion dévorante, ceux qui ont toujours su qu’ils voulaient enseigner ou faire comme leurs parents. Je les trouvent chanceux de ne pas avoir à se psychanalyser pour trouver un métier, à ne pas choisir, se tromper, choisir à nouveau, rater son coup, se décourager, faire un bébé en attendant et se casser la tête encore. J’envie ceux aussi qui s’en foutent, qui trouveraient leur voie ou leur bonheur dans à peu près n’importe quoi, n’importe où.
Quand j’y pense, j’ai peur. J’ai peur de me sentir enfermée dans une job, comme ma mère qui s’est usé le corps sur une machine à coudre dans une usine trop froide en hiver et étouffante en été, enfermée dans un travail que je hais juste pour payer les factures, pour que mes enfants aient un frigo plein. J’ai peur et je me décide pas. Parce que j’ai déjà choisi et je me suis trompée. Et là, bin, j’ai pas d’idées. En fait, j’en ai, mais je suis tellement pas sûre que je suis faite pour ça. Peut-être que je vais m’apercevoir dans mes cours que tout le monde réussit et pas moi, que tout le monde trippe et pas moi. Qu’avec les enfants, j’arriverai pas à suivre le rythme. Vais-je réussir à garder de l’intérêt au de-là d’une année? De deux? DE QUATRE? J’en doute.
J’ai peur de m’inscrire dans une Université, qu’on lise mon profil et mes antécédents et qu’on trouve que j’ai une vie plate, que j’ai rien fait de bon, 4 douzaines de cours sans queue ni tête et… sans résultats. On a tout le temps dit de moi que j’étais intelligente, bonne, que je pourrais aller à l’Université. Et, j’ai rien fait de tout ça.
Est-ce qu’il faut nécessairement que j’aie une illumination? Une espèce de vocation à l’intérieur ou est-ce que je peux choisir une carrière juste pour le salaire et être heureuse quand même? Est-ce que c’est vraiment important d’aimer sa job? Est-ce que je pourrais apprendre à aimer n’importe quoi? Est-ce que, si j’ai un minimum de potentiel académique, je peux réussir n’importe quoi? Est-ce que si je ne suis pas à ma place, ça va nécessairement se sentir et personne ne va vouloir de moi comme employée?
Est-ce que je vais publier ce billet ou je vais l’enregistrer et ne plus jamais y revenir? C’est certain que si je me relis, je vais en effacer la moitié..! Et je recommencerai pas certain! Go! Je publie.
Ma croûte, Sortez-moi de moi | Commentaires (9)Maudit bordel
Les gars sont partis ce matin en me laissant mais un de ces bordel..! À me donner envie de faire une vente de garage! Allez hop! toutes les traineries su’l trottoir!
La maison chez nous, Sortez-moi de moi | Commentaires (3)Sujet tabou #1
Fiston n’est pas propre. Je ne m’en vante pas, mais quand on me le demande, ça me prend tout mon p’tit change, mais je le dis. Et on me le demande souvent.
«Bonjour! Comment ça va? Est-ce que Fiston est propre là?»
Les gens ne se rendent pas compte à quel point ça peut me faire mal qu’on me le rappelle toujours. C’est presque tout le temps accompagné de quelque chose qui ressemble à «Chose, la fille de Chose-bine, elle est propre, elle a même pas 2 ans! Ça s’est fait tout seul!»
Et là, j’aimerais tant avoir le courage de réagir autrement, mais tout ce que j’arrive à faire c’est de baisser les yeux et répondre
«Tant mieux pour elle.» comme si j’étais atteins d’une maladie honteuse.
À Noël, quelqu’un a offert des petites culottes à Fiston. Comme s’il suffisait d’en avoir pour arrêter de les mouiller!
Chaque fois qu’il est question de ça, ce que je vois dans ma tête c’est Fiston qui, après que je lui demande s’il a envie d’aller à la toilette, se met à hurler NONNNNNNNNNNN! en me regardant droit dans les yeux puis et en m’envoyant une gifle en plein visage.
Chaque fois qu’on aborde ce sujet, je me sens exactement comme ce jour là. Je perds toute confiance en moi. Je deviens une mauvaise mère, la mère dont tout le monde dit dans son dos qu’elle l’a vraiment pas l’affaire. Et, ce n’est même pas une image, je me roule en boule et je pleure, exactement comme ce jour là. L’émotion est attachée au sujet. Je suis traumatisée.
L’éducatrice de Fiston m’a écrit une lettre pour me demander si j’étais prête à faire un nouvel essai. Je suis toute à l’envers depuis des jours. Je ne me sens pas prête.
La chair de ma chair, Sortez-moi de moi | Commentaires (11)