Un genre de cordon coupé

13 octobre 2008

Cette fin de semaine de l’Action de Grâce a été caractérisée par une drôle de coupure. Fiston a joué dehors avec des amis sans son père ou moi. Une gang de 5-6 voisins/voisines, Fiston inclut, se sont amusés ensemble tout l’après-midi dans le boisé. Je ne pouvais m’empêcher de ressentir un certain inconfort devant cette nouvelle situation ainsi qu’un besoin impératif d’aller voir toutes les demi-heures comment ça se déroulait! J’ai dû me rendre à l’évidence que tout était sous contrôle et qu’il n’y avait rien à signaler. Des enfants qui jouent dans un boisé. C’est tout.

Juste avant le souper, quand je suis sortie chercher Fiston et que j’ai croisé un papa qui revenait du boisé avec son fils, je me suis dit que maintenant c’était ça, que nous étions rendu là.

4 ans c’est aussi ça.

La rentrée sur la 9ième

29 août 2008

Mon texte sur la rentrée a besoin d’un peu de réécriture, comme quoi même à minuit moins une, les plans peuvent encore changer!

Pour faire court, il y a eut l’annonce inattendue que Fiston allait perdre sa place dans son milieu familial. Puis, une badluck avec un client qui a mit nos finances dans le rouge, nous a obligés à envisager quelque chose de plus stable pour le travail de l’Homme-Tuque. Moi, devant cette avalanche de changements, je ne savais plus sur quel pied danser à propos de mes études… d’autant plus que je n’avais pas reçu l’ATTA pour Belle Beauté!

J’ai passé l’été en ne sachant trop à quoi m’attendre pour septembre et finalement, rien ne se passe comme prévu! J’ai appris à la dernière seconde que Fiston allait garder sa place dans son MF jusqu’à sa maternelle, après 2 mois de oui, non, peut-être, je sais pas. Mes études, ça a foiré, à temps plein comme à temps partiel alors que j’avais trouvé un solution pour faire garder Belle Beauté 1/2 journée par semaine.

En conclusion, je suis mi-contente, mi-déçue. Je suis contente de rester à la maison avec les enfants et de ne pas me garocher dans une routine de malade mental, mais déçue pour mes études que j’aurais aimé reprendre à temps très très partiel, pour commencer du moins.

En attendant, Voisine Parfaite et moi avons des supers plans de sortie avec nos marmots, histoire de se socialiser la maman à la maison..!

Établir une pelouse - Année 1

14 juillet 2008

Attention: Ce billet parle de pelouse. Vous êtes avertis et pouvez en toute liberté suspendre votre lecture : )

Ah! la pelouse! Dès que nous avons annoncé que la maison que nous voulions acheter était en construction, s’est déclarée la saga du gazon. Parce que le gazon, ça fait jaser, que l’on soit du type «Je cultive les pissenlits parce que j’aime la couleur» ou «Je tond religieusement mon gazon au 45 chaque samedi». Je ne savais pas, cette année là, que je j’aurais à choisir mon camp.

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Une maison neuve c’est livré sur un terrain nivelé, un peu comme sur la photo ci-haut. Établir une pelouse à partir d’un tel carré de sable… ça demande de l’argent ou de l’huile de coude, selon ce que l’on possède le plus.

Engager une entreprise spécialisée qui déroulera du gazon en plaques est la solution la plus souvent retenue. En échange d’un gros chèque, on peut siroter l’apéro tranquille en regardant des ouvriers travailler pour nous. Trois semaines d’arrosage plus tard, on a tout autour une pelouse impeccablement verte. Certains font le compromis de dérouler eux-mêmes les plaques pour économiser de l’argent, mais le résultat est le même. Au bout du compte, c’est 1 ou 2 jours de travail + 3 semaines d’arrosage et l’affaire est ketchup.

Ensemencer soi-même sa pelouse, la solution économique, est assez simple en soi si on allonge les bidous pour préparer le terrain. Mais si on a négocié son hypothèque en oubliant de se garder un petit moton pour les nécessités habituelles (comme des gouttières, un patio, une remise et… une pelouse!) on doit alors tout faire soi-même.

Un peu par manque d’argent et surtout par idéalisme, nous avions choisi l’option B.

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Au début, nous étions fort motivés. Armés d’un tracteur loué et de deux râteaux, nous étendions tranquillement nos 8 voyages de terre.

Il n’était pas midi quand nous nous sommes découragés.

L’Homme-Tuque avait surestimé ses compétences de conducteur de machinerie lourde et moi j’ai réalisé que râteler le terrain toute seule dans ma condition de femme enceinte était profondément… stupide.

Nous avons donc sorti notre chéquier et fait appel à de l’aide professionnelle.

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Puis, nous avons prié notre famille et nos amis de nous venir en aide pour créer de belles pentes, rouler la terre et ensemencer la pelouse. J’ai pu y aller à fond dans le commentaire et la distribution des rafraîchissements, tâches mieux adaptées à ma situation.

C’est dans la joie nous avons terminé notre besogne alors qu’une pluie venait ponctuer la fin des travaux et ainsi débuter l’arrosage nécessaire.

Parce qu’il faut arroser en titi! Surtout si on a la bonne idée d’ensemencer sa pelouse au début du mois de juillet. Quand on veut vraiment du défi…

(Parenthèse sur l’arrosage… Ça m’a prit 3 achats de permis avant de m’apercevoir que j’étais la seule twit de la rue à respecter le règlement municipal en achetant un permis pour arroser! Au 4e, je me suis dit fuck off et j’ai laissé mon vieux carton dans ma vitre.)

Malgré un manque total de planification et un ensemencement plutôt botché, nous avons rapidement constaté des résultats.

Semaine 1
De petites brins de pelouse ont pointé leur nez formant un joli duvet vert à la surface du terrain. J’étais folle de joie!

Semaine 2
Les mauvaises herbes se sont mises à sortir. C’était inévitable, mais ça me choquait de voir ma jeune pelouse ainsi gâchée.

Semaine 3
Les mauvaises herbes se sont multipliées. De ça et là, il y en avait maintenant sur chaque pouce carré. Je les maudissaient à chaque seconde à travers la porte patio.

Semaine 4
Les mauvaises herbes ont commencé à grandir. Certaines atteignaient 6 pouces de haut!!! On ne voyait même plus qu’il y avait de la pelouse à travers. J’étais démoralisée. Je conservais un semblant d’équilibre mental en gardant les rideaux fermés: il n’y avait plus de dehors.

Malgré un désherbage en règle et un réensemencement, c’était plutôt catastrophique comme pelouse à la fin de l’été. Je ne pouvais m’empêcher d’envier les voisins qui allaient et venaient sur leur terrain et qui installaient des balançoires aux enfants! Je haïssais ma propension à vouloir faire les choses autrement.

Heureusement, l’hiver est arrivé tel un doux anti-dépresseur et le dossier «gazon» a été relayé au 1473e rang des priorités.

À venir, Année 2… Une belle évolution…

Entendu dans mes oreilles

7 février 2008

Parce que des fois je sors et j’entre en communication avec le monde…

Je suis dans le rayon des viandes à l’épicerie avec Belle Beauté. Une madame dans la cinquantaine zieute dans mon panier.

Madame — Oh le beau bébé! Il a quel âge?
Joa — 4 mois.
Madame — Mon p’tit-fil a 3 mois et demi. Ils sont si adorables à cet âge-là.
Joa — Oui…
Madame — C’est quoi son p’tit nom?
Joa — Belle Beauté.
Madame — Ah? C’est une fille?
Joa — Oui…
Madame — Elle a pas l’air tannante…
Joa, qui se tourne vers Belle Beauté ENDORMIE — !!!

•••

En nous assoyant toute la tribu à une petite table à 4 chez McDo, un p’tit couple, la vingtaine…

La fille — C’est redevenu la mode les grosses familles!
Moi, dans ma tête — Elle parles-tu de nous, elle là?

Je suis jalouse

19 juillet 2007

Ma voisine habite sa maison depuis moins de 3 semaines et a déjà des cadres sur les murs. Et alors? Je n’ai même pas encore de porte-serviettes dans la salle de bain!

Soulagement

8 juillet 2007

Aujourd’hui c’était le 3e jour d’apprentissage de la propreté pour Fiston. Les 2 derniers jours ont été bien remplis de lavage de vêtements et de plancher mais aujourd’hui, Fiston était en forme (ou la réglisse fût un bon motivateur) parce qu’il a scoré 5 sur 7. C’était l’allégresse dans la maison, je me pouvais pu de fierté et de soulagement, surtout de soulagement.

La tribu était tellement sur un high qu’elle à décidé de faire une activité familiale à l’extérieur après le souper. Nous avons commencé par une sortie modeste et sécuritaire: dessiner à la craie dans la rue (restons à portée de petit pot). Alors je dessine mon traditionnel maison/soleil/nuage/arbre, Fiston trace des chemins et l’Homme-Tuque s’adonne à de l’art abstrait assez ‘70.

Fiston – Maman..?
Moi – Quoi mon grand…
Fiston – …caca…

À peine eu-je le temps de dire… «Vite on va aller sur le petit pot dans la maison!» que j’apercevais les petites boules tomber de sa culotte courte et rouler par terre dans toutes les directions. Six petites boules de crotte formaient une galaxie autour de lui sur l’asphalte. Ne pas paniquer, hurler ou se précipiter, cela pourrait attirer l’attention inutilement. Rire un bon coup, envoyer les garçons à l’intérieur et ramasser le tout comme si c’était la chose la plus naturelle du monde!

Est-ce que ça se guérit Docteur?

5 juillet 2007

Est-ce que ça se guérit Docteur l’envie? Parce que je pense que je suis atteinte du syndrome du voisin Canadian Tire. Je regarde en face et de chaque côté de chez nous et je déprime. Alors que mon terrain à l’air d’un gâteau troué et marbré de sable et de terre, mes voisins de gauche arrosent tranquillement leur beau tapis vert fraîchement déroulé, mes voisins d’en face sirotent tranquillement l’apéro pendant qu’un paysagiste aménage leur terrain et mes voisins de droite installent des jeux d’extérieurs neufs pour leur petite.

Pitié, vous ne pourriez pas me prescrire un coma de 10 jours, le temps que quelqu’un prenne en charge mon terrain et ma pelouse? J’en peux plus.